Tu m’interroges, tu me bouscules,
et je te regarde sans trêve,
Je te regarde et je te vois,
Petit garçon resté enfoui là,
Avec dans ta main trois soldats.
T 027.JPG u sais, moi je jouais à parler aux fleurs,
Elles  avaient des visages cachés,
Et sur leurs têtes inclinées,
Des sourires à vous clouer le cœur!
Et toi, je ne sais pas si tu me vois,
Si tu imagines mes autrefois,
Quand les mains barbouillées  d’encre,
Je jouais à inventer ma vie,
Les vagues dures et déferlantes,
Ont déposé sur mes genoux,
Des gens dépossédés de rêves,
Des gens dépossédés de tout,
Mais, moi, je crois à cet emblême,
A l’or de la parole donnée,
Comme une main douce et chaude,
Sur un pâle front fatigué,
A la magie d’un monde fort,
Tracé à l’aune de mes mots,
Au sens qui voudra toujours,
Parachever à l’horizon
L’épure sauvage de la vie…..
Publié dans : Poésies
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