Comme aux jours lointains de mon enfance, undefined
Je cours nue,
Ce qui écorche mon être ne compte plus,
J’ai dans les mains des herbes folles et des cailloux,
Je contemple au loin la ligne des vents,
Et je crie tête levée à la cruauté des hommes,
Et à la beauté de la terre,
Comme un petit animal qui a froid,
J ‘enfouis et ferme mon cœur au fond de moi,
J’appelle et je crains la caresse qui ne vient pas,
Toutes les larmes de la terre chantent en moi,
Je marche sur un vertige qui appelle,
A jeter mon ancre en dérive et à me perdre,
Sous une voute étoilée ailleurs, ici,
Peu importe le lieu, je ne sais plus
Où se trouve ma maison,
Où pourtant brûle un si beau feu,
Je voudrais avoir entre mes paumes,
La somme des  rêves,
Des apprentis vagabonds 

Et des  voleurs de monde,
Partir juste avec un crayon,
Une mine de sang ;
Ecrire sous tous les horizons,
Mon propre firmament,
Et disparaitre à sa moisson
Comme un soleil qui s’éteint….
 
 
 
 
Publié dans : Poésies
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