arbres.jpg



 

Debout tête levée je regarde ces arbres,

leur filigrane noir sur la voute orangée,

je regarde la terre où moi je m'enracine,

je regarde les eaux qui m'ont tant fait rêver,

une tempête sale a ravagé mon coeur,

je suis nue et déserte devant cette douleur,

pourrais-je encore un jour redresser mon regard

pourrais-je encore un jour y croire?

Je déborde de tout, ne suis riche de rien,

je tends en vain ma tête à la caresse d'une main,

je suis perdue et seule au bord de la route,

mes pleurs sont des cailloux durs comme des regrets,

et je cherche la douceur d'une joue d'enfant,

je voudrais revenir sur les ailes du temps,

retrouver l'innocence, la pureté d'un coeur,

resté vierge de tout et auquel on croyait,

je n'ai que la beauté des âmes qui sont entières,

je n'ai rien à donner de creux ou d'éphémère,

et ce trésor enfoui auquel on ne croit plus,

restera à jamais près des eaux calmes et belles,

d'un lac majestueux doré de roselières,

où j'ai posé mon coeur que je ne reprendrais plus...

 

 

 

Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés