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C'est d'une telle violence, balance de sentiments,

insatisfaite oui, au printemps des poètes,

là où la vie me tire et m'appelle en ces lieux

de magie occultée au grand large des voeux,

je veux te vivre...........et pas qu'un peu...

Tes mains dans mes cheveux, dansent

tu sais cueillir mon rêve sur les rives des mers,

là où je couche mon corps habité de désirs

pas celui que tu crois, je veux juste être moi...

comme une fleur farouche qui ne veut pas fâner

tu sais ces pétales ardents que je m'en vais chercher

au bout de la vie, ces choses qui ne veulent pas flétrir

J'écoute, la musique me vêt comme un habit de plumes,

qui hérisse à ma peau des ondes parfumées,

c'est la vie qui fremit en ces instances là,

c'est la vie qui chante par toutes ses voix,

je veux tes mots....et pas qu'un peu....

C'est d'une telle douceur, mes mains glissent sur moi,

elles veulent juste sentir que j'existe sans lois,

comme une danse sauvage sur la crête des cieux,

une bacchanale folle pour allumer des feux,

tu sais, la vie s'exile quand on ne la voit pas,

tu sais la vie s'enfuit par tous ces gestes là,

ces arrêts suspendus à la fuite des temps,

je veux te vivre......et pas qu'un peu......

Alors j'incanterais une chanson de mots

une chanson de gestes à l'ombre de tes nuits,

une odyssée furtive à l'abri des regards

un cri silencieux pour marquer ta mémoire

je veux te vivre....et pas qu'un peu....

 

 

 

 

Publié dans : Poésies
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