geyser.jpg








 

 






J'ai en moi les déluges des mondes accomplis,

la force des volcans ensemençant les terres,

les flux noirs des torrents, les désirs écrits,

à l'encre des temps qui ne veulent plus de saisons.

 

Je sais, les mirages noyés dans les ailes du vent,

les souvenirs morbides à la tranchée des rêves,

les gestes abandonnés sur les rives du temps,

les montagnes de mots brisés comme des chaînes.

 

J'ai en moi le vouloir comme un drapeau vivant

la volupté abrupte de vouloir donner

à mes frères de vie des instants si vibrants

la vie est un fragment que je voudrais dompter.

 

Je sais, les attentes bottées au pied des murs de glace,

l'abdication forcée aux règnes materiels,

je sais, la vie drapée comme un linceul terne,

mais je veux être en vie;  le crier en haro!

 

J'ai en moi les foudres et les eaux du désert

les émotions battantes, les désirs en écho,

les pulsations stridentes des coeurs levés très haut,

j'ai en moi les refus des vies noires et amères.

 

 

Je sais, les ailes impossibles à lier dans le dos

les chemins de traverse où je cours sans frémir

la tendresse qui strie mon coeur de blessures,

si tu ne me suis pas; si tu ne me suis pas............

 

 

viens avec moi......

 

 

 

Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

En guise d'écho... En apparence rien n’a changé. Ni stridence ni démesure seule la parole intime ivre en son flux est dénouée. En apparence rien n’a changé. La sente est raide la forêt muette la colline dorée sous l’or froid se baigne dans le gris liquide. On dirait que tout est en attente d’un retour d’une braise d’une luciole intime ou peut-être de cet immense qu’on ne nomme pas. En apparence rien ne change sinon ce creux élargi bien plus sombre à chaque détour sinon cette voix perdue érodée et vestige déjà Bises Phèdre !
Commentaire n°1 posté par agnès le 29/01/2008 à 19h18
Il n'est point de vestige que d'aimer un être, il n'est point de vestige que d'être l'élu d'un coeur. Il y a la vie, plus dur mais aussi plus belle, il faut juste savoir la regarder sans le fantasme.. Et si fantasme il y a,il faut le prendre pour vie et non pour un rêve de Phèdre...
Commentaire n°2 posté par JMD le 30/01/2008 à 10h12
Tout bouge en moi, la vie fait son oeuvre, elle noue et ne delie pas, elle enveloppe et delivre elle m'ouvre et m'enferme a la fois, Phèdre mouvante et une, identique et autre a chaque fois parce que la vie est terrible et belle et apprend a chaque heure a chaque moment a etre.....vestige de moi et premisse de moi et que je ne peux etre sans amour....
Commentaire n°3 posté par phedrienne le 31/01/2008 à 00h50
Parfois l'amour rend aveugle ! Il est pourtant chaque jour devant les yeux, accroché aux murs par des souvenirs communs et entiers. Penser être sans amour c'est déjà penser que l'autre n'existe pas...
Commentaire n°4 posté par JMD le 12/02/2008 à 18h55
L'amour rend ...sensible....et j'affirme ici que je ne suis pas sans...
Commentaire n°5 posté par Phedrienne le 12/02/2008 à 21h24
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés