surreel.jpg
 

A quoi tu penses, à des rires montant dans les silences crus

à des sourires d'enfants posés comme des notes,

à sa main délivrant la musique des anges,

celle qu'on n'entend pas quand on a le coeur nu,

 

A quoi tu penses, à ces matins audibles jusqu'au fin fond des cieux,

à ces aubes gelées sur des rêves attentifs,

quand tu allais guettant le pas silencieux,

des somnambules errant dans les nuits de Paris,

 

A ces matins mouillés d'herbe sous la rosée,

quand tu allais pieds nus, si tôt matin levée,

pour goûter en ermite la saveur de la terre,

trembler sous ta chemise en ardeur éphémère,

 

Quand le froid saisissant hérissait ta peau blanche,

des frissons de la vie qui fait trembler les âmes

Toi tu savais la nuit dure comme une absence

le matin t'appelait comme vivaient tes mots

 

A quoi tu penses, à ces instant bénis de douceur et d'azur

quand corps a corps donnés, la peau se fait asile

et que les esprits fous dans une danse unique

dessinent au fusain noir le coeur des passions

 

Indocile, sauvage, toi tu dansais souvent

les cheveux en bataille, les yeux jetés au vent

tu savais que la vie dans ses chaines d'airain

voudrait briser très tôt ce ballet assassin

 

 

Mais, tu restes debout, avec ton coeur en sang,

a écorcher ta bouche aux tempêtes de vie

tu souris et tu cries à la furie du sens

à donner à la vie quand nulle peur n'étreint...

 



Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés