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Je comprends le cri du poète dans la nuit vers le silence
qui résonne à son âme des heures durant,
Il appelle à la flamme des rêves éperdus,
à la montée des songes en  bouquets d'idées denses
et danse sur le vertige des absences dérisoires,
et de ses mots qui retombent comme des feuilles mortes
Leur musique doit pourtant  se faire écho aux âmes
pour célébrer la vie et ses enchantements
pour faire à la bêtise d'exquises funérailles
à la morale absconse un drôle d'enterrement
mais le poète est seul comme une épée nue
il tranche dans le vif des indifférences
dans la chair indolente des corps endormis
et cherche la lumière dans le bleu d'une autre âme
J'ai pour lui la tendresse d'une amante oubliée
d'une mère qui essuie une larme sur sa joue
le désir de ses mots ornés comme des bijoux
que je mets à mon cou comme un collier d'âme
et je regarde pensive l'envolée de ses rimes
qui dessinent au vent un sillage d'illusions
et me refont au coeur une suave beauté
qui signe ma présence de désir au monde...

Publié dans : Poésies
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