Samedi 22 décembre 2007 6 22 /12 /2007 00:01

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On peut passer toute sa vie à côté des gens, les regarder sans les voir, sans les sentir, sans avoir envie de prendre leur subtantifique moêlle. On peut s'illusionner aussi beaucoup sur ce qu'on donne aux autres, avoir l'impression d'être toujours celui qui fait, qui apporte, celui qui.....

On se bâtit ainsi un personnage illusoire, avec un masque d'importance, un petit être prétentieux, gonflé de son moi, qui promène ses connaissances, sa notoriété, ses habitudes, ses vues forcément courtes lorsqu'elles ne se frottent pas à la vision d'autrui....................un petit crapaud bouffi d'orgueil.


ou bien on peut être un petit vampire, un gourmand, comme moi, je l'avoue, une mante désireuse de dévorer tout ce qu'elle voit, de s'en parer, emparer, de s'en nourrir à coeur, de pouvoir se mettre autour de l'âme des écharpes sensorielles toujours plus denses...

Mais, un jour, au détour d'un chemin qui se présente là sous vos pas hasardeux, on prend une mystérieuse onde vibratile, un sentier fin et quasi invisible qui se tend en passerelle vers un autre, une autre et un petit miracle se fait, une concordance, une confluence, un mystérieux échange d'âme où l'autre se donne autant qu'il vous prend, vous nourrit autant qu'il se sustente, vous allume à sa lumière alors qu'il éteint votre nuit, s'enflamme à la chaleur de vos engouements de votre passion alors qu'il vous artifice des siennes, vous baptise à son encre, vous éclabousse de ses couleurs..........et se pare des vôtres comme d'un manteau neuf...

Je ne sais pas de plus belle osmose que cet échange là, je ne sais pas non plus de plus beau voyage............ que ceux apportés par ce mot, beau et chargé de sens, partage.....



Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Commentaires

Dans ces voyages au long court, il ne peut y avoir une fermeture, une passerelle tombée... C'est à l'image d'un mikado, d'une cathédrale le pied en terre, qui devant un être spirituelle de pierre, tomberait à terre et ce briserait en millier de morceaux parcelaires et donc pas reconstructibles. Ou Encore à l'image d'un trou noir, portail des dimensions identiques et différentes dans leur monde, mais unique portail. Sa disparition entrainerait la prison de l'être dans sa dimension...
Commentaire n°1 posté par JMD le 22/12/2007 à 18h54
Il ya des ponts qu'on ne saurait briser sans se briser soi-même......
Commentaire n°2 posté par phedrienne le 22/12/2007 à 19h30
 
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