Je suis entrée dans le miroir d'Alice avec de l'encre sur mes doigts

et dans mes poches de rêves quelques feuilles de papier froissé

je savais qu'en marchant dès l'aube sur les pas intracés des anges

on franchissait les portes de tous les invisibles.

 

J'ai laissé le vent de l'esprit souffler à travers mon corps

pour défaire de lui, comme de vilaines petites peaux ,

les scories d'un monde au quotidien fade ,

où tout se paie, même le prix des âmes, même l'eau,

 

J'ai tout donné au vent, je suis nue comme lui,

libre et seule comme l'air qui rugit des montagnes,

entre mes doigts mêlés les morceaux d'une vie,

veulent tracer pour moi une belle image unie,

 

mais...

 

Tout se délite et fuit, je suis comme un puzzle

un phénix fou qui jamais ne renaît,

mais se fait feu et flamme pour que son coeur s'envole,

et que rien ne soit figé à jamais.

 

Mes ailes palpitent et battent à tous les alizées

j'ai l'âme déchirante à toutes les émotions

c'est mon sang, c'est mon encre, ma fleur de raison

qui éclatent à mes mots leur sonorité forte,

 

Et nourrit la racine d'amour et de passion

qui, tel un fil d'or enserre mes chevilles,

et me retient au sol dans une pamoison

où lentement je reconnais mon vrai visage....

 

pour un instant d'amour, un éphèmère toujours......

 

 

 





NDA : Psychée ranimée par le baiser de l'amour-Antonio Canova (Musée du Louvres)

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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