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L'incarnat doux de la chair se hérisse

comme un vivant, vibrant calice

aux doigts qui, lentement dessinent

sur le corps, sensuellement, une ligne.

 

Vertige noir des dentelles,

révélant la blancheur et la soie,

foisonnements frissonnants des sens,

le désir est musique en soi.

 

Je sais la densité des corps,

chair en mouvance partagée,

ballet animal et racé,

orage des âmes en éveil.

 

Je sais la pâmoison ocrée

le frémissement fou en soi

l'appel des univers soufrés

à la couleur pourpre et grenat

  

C'est ici que je veux poser

ce manifeste du désir

cette faim authentiques et criée

signant en moi et à jamais,

 

ce qui fait de moi une femme,

toute de désir habillée

depuis mon corps jusqu'à mon âme

vertige des sens où je m'incarne.....

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
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