Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /2008 08:35

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En équilibre, funambule malhabile

l'homme pose ses pas peu à peu,

indocile, soumis à la tension invisible

qui tient sa vie,

avancera, reculera,

il ne sait pas,

les ondes fortes font osciller ses enjambées,

il a peur du vent qui souffle d'en bas

du soleil qui éclabousse ses yeux,

et lui fait perdre le fil

de sa volonté ambivalente.

En équilibre, funambule intrépide,

il jette le balancier parfois,

et se sert de ses bras en arceau

pour dessiner un monde nouveau,

celui de ses désirs aboutis,

de sa décision vivante,

d'avancer malgré tout,

d'aller jusqu'au bout du fil,

là où se trouve le Nil

de ses rêves défendus,

à la force de ses jambes,

et de son être invaincu....




 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /2008 07:00

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Dans le vacarme des villes, il y a des îles de silence. Un souffle passe, une fragrance douce, parfum de chèvrefeuille ou de myrtille, mystérieuses essences, écharpe odoriférante ensorcelant un cou, un poignet, un visage croisé sur l'asphalte et dont on ne retiendra que cela.

L'éclat d'un regard qui fait surgir de manière éphémère les nuits fauves d'Afrique. Une chevelure échafaudée rescussitant un moyen-âge sciencefictionnesque.

Au milieu des murmures, une voix. Un éclat soudain, un timbre tranchant comme un couteau qui dessine une clef de fa dans l'indictinct brouhaha.

Une rythmique jazzy qui assemble harmoniquement les claquements des talons sur les pavés en un air de salsa; Clic, tic-tac, tic! Et on imagine les jambes traçant un entredeux souple et sensuel sur le gris du sol. Un kaléidoscope de matières et de couleurs qui sature en tons le regard et donne le vertige.

Alors, soudain, l'esprit ne capte plus, les sens se replient sur soi, on se retrouve dans un cocon sensoriel ouaté comme un nid, les sons et les gestes se distendent, s'écartèlent, la vie autour s'écoule comme une onde, les passants empressés, les couples d'amoureux collés serrés, les rieurs, les grognons, les mégères, les coquettes et les fureteurs, tout forme une cohorte spongieuse et inaudible, qui trace un étonnant tableau.

Le nez au vent, formant à contre courant son invincible sillage, le promeneur solitaire joue cavalier seul, et la foule le bouscule et le reflue de trottoir en monument, de feu rouge en feu vert, comme la mer suce et recrache avec caprice de tout petits galets.....

 

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /2008 19:06

 

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Au 19° siècle est apparu en europe un concept artistique appelé Gesamtkunstwerk, (oeuvre d'art totale).

Ce courant esthétique voulait utiliser et marier des supports et savoirs différents en faisant appel de façon simultanée à plusieurs techniques artistiques permettant en sus de dégager une portée poétique, philosophique, voire métaphysique; La tétralogie de Richard Wagner en est un exemple très connu, puisque dans cette oeuvre magistrale, il a fondu musique, poésie, décors peints, architecture..................cela me renvoie a tant d'autres artistes qui, sans vouloir tomber dans l'ornière d'un chemin unique, se sont faits les chantres d'un polymorphisme culturel et poétique en mariant les arts, à commencer par notre bon vieux Léonard de Vinci .....

 

Bien sûr, tout le monde n'a pas dans son berceau une montagne de talents divers, mais la démarche peut consister aussi à aller doucement vers les autres, proposer son texte à mettre en images, poser une musique sur un tableau, donner à une statue un décor polyphonique et multicolore par des jeux de sons, de lumière, d'images photographiques ou holographiques, un texte dit ou chanté, que sais-je encore...............

A l'image des grecs anciens qui voulaient unir dans une même intelligence et ouverture d'esprit les sciences et les arts de tous horizons, et ne rien borner...............

J'ai le sentiment qu'à l'heure de la spécialisation a tout crin et de l'enfermement hermétique et narcissique de certains artistes sur eux-mêmes devrait répondre aujourd'hui plus que jamais un épanouissement multi culturel de gens heureux de se donner la main et de se montrer mutuellement le chemin des arts et de la vie.........

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /2008 08:11

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Le baiser - Rodin
 







A ses mains magnifiées, je donnerais ma bouche,

pour oublier le temps qui fuit par heures lourdes,

pour dessiner un monde où le présent fécond,

à mon corps vagabond, sera léger et chaud.


Je donnerais la clef de mes songes amoureux,

de ces envies braisées à l'indécence pure,

de ces ballets dansés à l'arpège des corps,

où la peau est langage et musique des jeux.


Nymphette et messaline, au milieu de ses voiles,

je ceindrais à ma taille un parfum animal,

pour donner à sa chair un incarnat moiré,

de mes désirs nacrés au futur des jours.


L'amour est un soleil qui rayonne de fruits,

je veux les goûter crus à ma bouche gourmande,

porter à volupté mes sens en offrande,

et mourir à la nuit en apogée de cris.......



 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 07:00

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J'irais prendre ton sourire de fleur

me le clouer au fond des yeux

j'ai trop besoin de cette douceur.

je prends tes pétales souples

et je m'y roule en saveur

je voudrais être une perle d'eau

et couler tout au fond de toi

pour oublier tout .......

me diluer dans ton rose tendre

comme un enfant dans un ventre

je voudrais être devorée de tes étamines d'or

je voudrais juste sentir la caresse d'un doigt
comme si j'étais toi....
oublier les mots et les temps d'avant tout
avoir une mémoire végétale
me laisser emporter par les bras
enivrants du vent 
et croire que je nais
en même temps que chaque matin....

 

Par phedrienne - Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 17:16
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A quoi tu penses, à des rires montant dans les silences crus

à des sourires d'enfants posés comme des notes,

à sa main délivrant la musique des anges,

celle qu'on n'entend pas quand on a le coeur nu,

 

A quoi tu penses, à ces matins audibles jusqu'au fin fond des cieux,

à ces aubes gelées sur des rêves attentifs,

quand tu allais guettant le pas silencieux,

des somnambules errant dans les nuits de Paris,

 

A ces matins mouillés d'herbe sous la rosée,

quand tu allais pieds nus, si tôt matin levée,

pour goûter en ermite la saveur de la terre,

trembler sous ta chemise en ardeur éphémère,

 

Quand le froid saisissant hérissait ta peau blanche,

des frissons de la vie qui fait trembler les âmes

Toi tu savais la nuit dure comme une absence

le matin t'appelait comme vivaient tes mots

 

A quoi tu penses, à ces instant bénis de douceur et d'azur

quand corps a corps donnés, la peau se fait asile

et que les esprits fous dans une danse unique

dessinent au fusain noir le coeur des passions

 

Indocile, sauvage, toi tu dansais souvent

les cheveux en bataille, les yeux jetés au vent

tu savais que la vie dans ses chaines d'airain

voudrait briser très tôt ce ballet assassin

 

 

Mais, tu restes debout, avec ton coeur en sang,

a écorcher ta bouche aux tempêtes de vie

tu souris et tu cries à la furie du sens

à donner à la vie quand nulle peur n'étreint...

 



Par phedrienne - Publié dans : Poésies
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