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Une étrange langueur tombe sur la ville,

Parfum de douceur de l’été qui s‘en va.

Au loin, le train féroce de la vie

Court comme un fou sur ses rails,

Qui ne mènent pas loin,

Et moi, debout dans la plaine,

Je retiens et le temps et les larmes,

Et je regarde le soleil

Qui a cuit mes mains et mes bras,

Tandis que je marche et que je cherche

En images, ces nirvanas…..

 

Rencontre soudaine et furtive

Vie bruissante et singulière,

Voletant sans aucunes manières,

Insoucieux de ma présence et de mes lois.

Ici, je suis seulement passagère,

Tolérée à peine, et déjà,

Loin de moi ces grâces éphémères

Dessinent leur ballet de rois….

 

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Comme un drapeau de sang

Claquant dans le silence,

Coulée de linge pourpre

Tordu comme une flamme,

 Le vent apporte au loin

Tes couleurs d’oriflamme,

Et ton odeur de vie,

Tendue aux vains passants.

 

Je te regarde encore,

Ouvrant dans la grisaille,

Ta chevelure nouée

De princesse orientale,

Et je songe aux secrets,

Cachés derrière les murs,

D’où une main oublieuse,

T’a rejeté au loin….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Poésies
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J’ai aimé cet été aux couleurs contrastées

Point d’orgue de chaleurs et d’herbes brûlées

Et ces lentes balades dans les terres parfumées

Où ces vies éphémères me font un peu rêver

 

Immobiles et offrant leurs couleurs pavoisées

Ces élégants vaisseaux de soie et de velours

Posés comme des miracles sur les chardons dorés

Sont un songe attendu aux saveurs de l’amour….

 

 

Publié dans : Poésies
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Souveraine, je suis en mon royaume plein

A tant chercher partout tout ce qui n’est pas vain

J’ai l’âme amazone et la douceur des près

Que nulle main ne vient faucher

 

Souveraine, je suis sur ma terre de mots

Ma signature intime a des ailes d’oiseau

Que nulle cage n’enserre et que nul barreau

Ne retient prisonnière dans un sombre cachot

 

Souveraine je suis, aussi crue que de l’eau

J’aime à aimer toujours, l’amour est mon crédo

Fort violent et limpide comme un premier sourire

Amante  de la vie et de son chant si beau …

 

Publié dans : Poésies
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plume réduite pour bandeauNos petits microcosmes occidentaux sont éperdument à la recherche d’un soi. Vous avez vu cette marée montante de coaching, de soutien, de psycho chose et de psy machin ? Il y a en à tous les coins des rues et des forums !!! Avec la bonne volonté, dont je ne disconviens pas, de venir en aide aux égos sinistrés et d’aider à leur émergence, voire à leur renaissance. Pourtant, ce qui me frappe moi, dans mon entourage pris dans son sens le plus large, c’est surtout la vacuité, l’absence de base solide, l’inconsistance du sentiment humain. On dirait même que, plus ce soi est exposé à tous les étals, et moins il a de véracité et de force, de sincérité.

On peut en effet appliquer à la gent humaine la fameuse loi journalistique de la proximité, à laquelle j’adjoindrais celle de l’immédiateté.   Nous touchent nos émotions et pulsions, nos besoins,  pris dans leur instantanéité et aussi dans le reflet qu’ils nous permettent de construire dans le regard d’autrui. Quid de notre propre regard sur nous-mêmes et nos motivations ? S’il était sincère, s’il y avait, disons, un fond d’authenticité et de permanence, pourquoi serions-nous contraints sans cesse à ces médiocres petits accommodements qui nous permettent de nous défiler si bien devant les autres ? Vous voyez de quoi je veux parler ? Des « je n’ai pas eu le temps », « mon téléphone était en panne », « je suis surbooké » etc, mots clefs grâce auxquels nous pouvons renvoyer aux calendes grecques, l’écoute, le service à rendre, et le temps à donner…tout en nous vexant beaucoup des mots qui peuvent alors pleuvoir sur nous en nous renvoyant à un égoïsme  (réel) à une indifférence, (réelle aussi) !!!! Alors que notre mémoire se réactive et ne rencontre pas d’obstacles quand c’est nous qui sommes dans le besoin...

Humain, trop humain disait Nietzsche !!! Mais est-ce que le problème ne vient pas plutôt de ce qu’on ne nous apprend pas, de ce sur quoi personne ne vient vous interpeller ? Cette fameuse sincérité, que je ne conçois nullement dans son sens judéo chrétien où le mensonge est un péché,  mais dans une relation vraie et constante à soi ET à autrui ? Honnêtement, est-ce que dans votre vie on vous a souvent demandé ça ? Est-ce que vous vous le demandez? Est-ce que ça figure dans les accompagnements proposés, où se réaliser, se trouver revient encore à construire davantage une image acceptable du point de vue sociétal que quelque chose qui enfin vous ressemble ?  Ce pourquoi je m’interroge et me demande plus précisément, dans la foulée des vieux penseurs dont la modernité était parfois terrible, quand est-ce qu’on arrive …..à l’humain ?

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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