Une étrange langueur tombe sur la ville,
Parfum de douceur de l’été qui s‘en va.
Au loin, le train féroce de la vie
Court comme un fou sur ses rails,
Qui ne mènent pas loin,
Et moi, debout dans la plaine,
Je retiens et le temps et les larmes,
Et je regarde le soleil
Qui a cuit mes mains et mes bras,
Tandis que je marche et que je cherche
En images, ces nirvanas…..
Rencontre soudaine et furtive
Vie bruissante et singulière,
Voletant sans aucunes manières,
Insoucieux de ma présence et de mes lois.
Ici, je suis seulement passagère,
Tolérée à peine, et déjà,
Loin de moi ces grâces éphémères
Dessinent leur ballet de rois….


A vous la parole !