Il y a mes doigts qui cherchent à l'aveugle la douceur qui était l chat.jpg à quand je caressais son ventre, ce velours gris frotté à la pulpe de mes doigts, cette tête féline et cruelle aux yeux de jaspe qui épousait le creux de ma main;

 

douce..........si douce.........et ce langage plein, roulant dedans sa gorge des mots d'amour inutiles à sa façon...

 

Il y a ma bouche qui se meurtrit un peu à l'écorce des arbres pour en goûter la rugosité, ma bouche qui frémit et se cabre sous les baisers du froid que je vais quêter dehors pour oublier ceux que je n'ai pas........ma bouche qui vient se brûler à la chaleur d'un chocolat amer dans des fonds de ville pleins et vides à la fois.................

 

doux, les deux arcs mêlés dessinant un sourire sur des mots à chuchoter au jour....

 

Et puis il y a ce corps, levé comme un soleil, en plein éveil à tout et qui se rit du temps, ce corps long et  sensuel, pétri de gourmandise et qui sait que la peau est le langage vivant des mots que l'on ne peut pas dire..............

 

doux, si doux et qui ne parle pas, en attente immobile sur tous les points du jour, doux à en mourir doux à crisser la soie, douceur inutile

 

 

Et l'esprit qui est là, cette âme en colère, bercée de rébellion, marquée au drapeau noir, ce cri géant qui hurle un appel à la guerre, et pourtant je chavire à la douceur des yeux que je pose sur le monde....

 

 

douce si douce, à ne plus pouvoir en dormir, douce si douce à ne savoir qu'en souffrir, douce si douce........à ne plus savoir le dire.....

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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nous-copie-2.jpg

On respire sur tes rives un charme un peu étrange,

un monde d'avant le monde, l'origine des temps,

dans tes eaux immobiles, les créatures d'antan,

semblent traquer encore des nourritures terribles.

Un calme silencieux qui apaise les âmes,
le chant doux et sonore des canards colvert,

le bleu glacier des eaux où trempe le soleil

se fait l'écho d'un ciel sans orage ni colère.

Pourtant à contempler ton lit aux draps tendus,

cette étendue si lisse que rien ne vient rider,

j'imagine et je rêve la vie de tes abysses,

comme une âme surgit du plus profond des êtres,

dans un regard soudain qui ne peut rien cacher....

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Il était indécis, indolent et rebelle,

la montre et son gousset pendaient à ses bretelles,

et les pans de sa veste de velours lui donnaient

l'allure d'un romantique échappé d'un vieux livre.

Il peignait a ses heures d'improbables tableaux,

habités de Dali et d'Antonin Artaud,

il avait à son verbe donné une élégance,

de marquis d'un autre âge, de poéte habité,

et sa verve eclipsait les garçons de son âge.

Il gardait en souffrance mille démons a son âme,

une fragilite en émois et en failles,

et son intelligence fine aiguisée au ciseau,

l'éloignait de ses pairs impuissants à la prendre.

Il avait par son rire l'insolence des fous,

l'anarchie à tout vivre audacieux et bravache,

et ne reculait devant ni mot ni frasque,

permettant de signer son existence au monde.

Sa jeunesse s'est perdue dans un noir labyrinthe,

sa vie marquée d'alcool s'est delitée en nuits,

et nul n'a voulu voir par dela ses errances,

les douleurs impuissantes qui eteignaient sa vie.

Je ne sais où il erre, mais son âme s'est tue,

je ne sais le silence d'une vie qui se tait

mais je sais le chagrin des amitiés perdues....

 

Publié dans : Poésies
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_allegro.jpg

 

Pensée sanglante pourprée
hémoglobine végétale
dans mon coeur  écarlate et laqué
rayonne une vie animale
curieuse et dure dualité
de mes émois de chair et d'âme,
comment être à la vie autrement
qu'en palpitations limpides 
qu'en appartenances forte
je ne le sais et n'en ai cure
pensée sauvage, douce ,purpurine
sentiments de torrent et de lacs
pétales doux où je me love
comme un papillon affamé de nectar
ton rouge est un drapeau de soie
où je m'enroule avec délices
toutes tes douceurs hérissent
l'envie de vivre en allegro

Publié dans : Poésies
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bof.jpg                

« La passion est une fiction totalitaire »



Trouvé cette phrase au hasard de mes promenades sur la toile. Drôle de postulat en vérité, non signé hélas, mais peut-etre son auteur se reonnaitra-t'il et dans ce cas qu'il me pardonne de ne pas le citer!

La passion, état d'urgence et de  faim, précipitant toute chose dans une frénésie de recherche et d'assouvissement. Recherche qui n 'a jamais de fin ou qui achoppe à l'usure, à la corrosion des âmes, à la consomption des désirs...............mais aussi force vivante qui pousse l'humain à se dépasser, à se sortir de lui-même, à quêter au dela du sens un sens à lui, des émotions inconnues.......

La passion comme état d'esprit contre la continuité linéaire et lénifiante d'une vie réglée où les sentiments se donnent au compte goutte, sirop anesthésiant de l'esprit et des sens. Très peu pour moi..........le sirop....

La passion comme dangereuse aux âmes trempées à la douceur, aux âmes fondues à la violence, mais aussi moteur de la main qui dessine, qui écrit et qui modèle, qui cherche le geste abouti, l'insaisissable...................ce qui parle ,ce qui agit....

Je me demande si cette phrase la n'est pas plus proche d'une certaine forme de réel:

« on a plus perdu quand on a perdu sa passion que quand on s'est perdu dans sa passion ».
Sôren Kierkegaard


Totalitaire oui, enfermante sans doute, délivrante aussi des cortèges de façons et des morales toutes faites, la passion comme vouloir plutôt que comme subir. Mais peut-on être acteur de sa passion? Moi, je le veux.......

La passion comme une peau vive............sulfurée et belle, dangereuse et létale, l'ambiguité de la vie....et vous comment la voyez-vous, vous, lecteur passant trop vite et qui peut-etre s'arrêtera juste un instant.....?

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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