Je n’attends plus rien,

Que le vent égaré de la mer

Brisants heurtés croisant

Les rives de mon âme

Et le ballet somptueux

Des oiseaux un peu fous

Dansant ivres de temps

Loin au-dessus des vagues

 

Je n’attends plus rien

Que les matins levés sur

Des lieux sans noms

Que les routes poudrées

Aux allures de Byzance

Que les parfums mouillés

Qui tremblent à l’aurore

 

Et puis….et puis encore

La fièvre qui gîte et noie

Quand je suis en passion

La vie qui murmure

Et décline ses noms

Et  les beaux matins rouges

Claquant comme des voiles

Et si …

J’attendais tout !!!!!

Publié dans : Poésies
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La nature nous parle, un peu. Non pas un langage faussement bucolique, par lequel elle rappellerait un quelconque paradis perdu, non... Elle parle d’une façon unique à chacun. Elle respire, murmure, chuchote d’indicibles choses qui réveillent les peurs et les sens. Elle s’infiltre, mine de rien, par les voix multiples de ses arbres, le chant violent du vent qui provoque leurs cris, leurs protestations grinçantes, le bruissement léger de leur feuillage.

 

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 Elle parle, par l’odeur humide de la terre,  les herbes qui piquettent et qui grattent, ce grand temps suspendu qui vous cueille  et vous met dans le silence…..Je l’entends, et parfois, je ne peux que la regarder, sans agir. Immobile, lovée dans le creux d’un vieux tronc, assagie et attentive, je la sens qui me traverse et me broie. Immense, le ciel tourne lentement au-dessus de ma tête et moi, je tourne avec lui les bras en croix, pendant que la pesanteur me cloue à terre.     Rêve de prairie

Parfois, je l’entends peu. Sourde et aveugle, repliée sur moi, c’est moi qui lui ferme ma porte au nez ! Et alors ses histoires  se diluent dans la lumière et ses mots tombent comme des feuilles mortes. Parfois, ses mots tempétueux et doux, sa grande voix maternelle et violente m’atomise et je me dissous, corpuscule flottant sans limites, et je me repose en elle, comme un enfant…………..

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Plus j’avance et plus je me questionne sur les systèmes de réseau où se retrouvent et « communient » dans un même esprit les aficionados d’un art, d’une pratique. A l’heure où le net aurait du ouvrir un cercle géant et extensible à l’infini se créent plutôt de multiples microcosmes refermés sur eux-mêmes et où le partage se limite exclusivement à échanger sur ce qu’on aime et ce qu’on fait, tout en sachant que les interlocuteurs pensent et font la même chose. Chaque fois que je pénètre dans l’un de ces mondes clos, j’éprouve une horrible sensation d’étouffement, d’écrasement, une asphyxie mentale insupportable !

Moi qui écris ou essaie d’écrire, je n’ai pas envie de baigner  ni de disserter à l’infini sur les mots, ni de parler sans fin technique photographique par exemple !  Je ne suis jamais aussi heureuse que lorsque sur Phedrienne viennent des gens d’horizons variés qui ont compris cette démarche transversale, ouverte, qui veut chiner du côté de ce que je ne connais pas, par appétit et très vif désir de découvrir  et de m’affranchir des préjugés. Je n’ai pas envie d’adhérer à un quelconque système où on passerait son temps à se montrer ses réussites ou ses réalisations et à se les critiquer gentiment les uns les autres dans une espèce de lénifiante béatitude ; Non ! Il me faut la résonance de la fraicheur, de la spontanéité, la certitude que demain ne ressemblera pas à aujourd’hui ! Il me faut apprendre le regard et le langage d’autrui, de celui ou de celle dont je ne partage pas la vie, les dogmes, les découvertes et être alors dans un vrai échange créatif où on veut moins montrer et se montrer qu’écrire un bout de trajet commun, quelque chose qui fasse sens, écho !

C’est là pour moi que gîtent la liberté d’esprit, la libération de ces vêtements du quotidien qui rapidement sous une routine de vivre et de penser, sous une habitude de faire, vous empèse et vous cloue au sol.  Je n’aime pas remettre mes pieds dans les mêmes lieux de promenade de la pensée !!!

Je préfère rester une saltimbanque, une bohémienne imparfaite et aventureuse, toujours aux affuts et aux aguets d’une sensation, d’un renouveau et muser de ci de là sans m’accrocher nulle part, plutôt assise sur un nuage fragile et malmené par le vent qu’amarrée à une tribu, à une passion circonscrite dans un registre fermé de vocables, et qui n’en finirait pas de se mirer dans la même image, indéfiniment.

Et vous, qu’en pensez-vous ? :)

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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J’ai tourné, tourné

Autour d’une orchidée

Comme un admirateur éperdu

Auprès des jupons de sa belle !

Cherchant à l ‘approcher

En cadre serré

 A capter comme dans un miroir

Un reflet de sa beauté…

Mais ; elle s’est dérobée

Frivole et indomptable

Et restée en surface

De ses jolis secrets

Je me suis consolée

Auprès d’humbles fleurettes

A peine grande comme un ongle

Eclaboussant de leurs couleurs

Pures et fraiches

Leur lit de mauvaises herbes et

De chardons couchés….    

 

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Le ciel est de plomb et de nacre sur le parc immobile. Le couvercle de ses nuages exhale les odeurs  de pluie, la fragrance empoisonnée des tubéreuses humides et frêles ployant sous la pluie. Les pas s’enfoncent doucement dans la terre noire, s’appuient sur les cailloux affleurant. Il n’y a pas de chant, quelques papillons amoureux voltigent dans leur ballet érotique, enivrés de leur tourbillon avant de disparaitre dans les arbres et puis….

Au détour du chemin, baignant dans le cérusé et le blond, un trou d’eau s’ouvre doucement laissant une très paresseuse lumière lisser ses ondes. Assise sur une plagette de sable que mangent quelques menthes fraiches et des roseaux grimpants, je cherche la chevelure d’ombre d‘une Ophélie pleurant d’amour et je regarde mes rêves couler comme le jour.

La silhouette tutélaire des grands arbres rongés de mousses pose sa ligne d’horizon qui ne dessine pas de fin, et moi, comme un Robinson, je resterais bien là, quelques heures, quelques jours, à ne plus rien voir d’humain, à regarder dans l’eau s’étirer mes pensées et s’enrouler en calligrammes compliquées de doux poèmes qui n‘auraient pas de sens. L’eau est musicale comme les mots, et sa sonate s’accorde sans bruits à tout ce qui vous enchante l’âme.

Le ciel pleure un peu de larges gouttes d’eau, tièdes come le printemps et qui cisaillent de leurs anneaux d’argent l’eau verte et bonde où de drôles d’herbes couchées tressent des lits magnifiques où je me voudrais dormant…

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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