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Frivole, je pose une main nue

sous les voiles blancs qui cachent

un coeur de sucre candy qui ne veut

qu'être croqué a belles dents ....!

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Vents tourmentants, descendant en tourbillons vivants, tourbeux, méphitiques.

Sur le pont qui enjambe le Rhône, la tempête m'emporte dans ses flots verts. Les bateaux s'entrechoquent comme les idées dans ma tête. Les pans de mon manteau sont deux ailes noires, voletantes, le vent pousse sur moi des passants intrépides qui zigzaguent comme des silhouettes d'ivrognes. Le ciel charrie de splendides lumières, flots d'or perçant les tumultes ténébreux, rais fulgurants nimbant d'un pinceau rond des toits humides, des têtes courbées, des vagues de mer violentant le fleuve.

Je cherche le hâvre des écrivains, une table de formica où poser un carnet de moleskine, où coucher des mots comme je voudrais coucher mon corps.

Salle éclairée de lumières douces, garçons déambulant tout vêtus de noir, et moi, seule, assise à une table, sous les regards curieux.

Moi, et mes délires étranges, moi et la peur qui me vêt, cette guirlande de fièvre rare qui a fait chavirer ma raison en amour.

Dans les hauts parleurs, une voix de femme feulante comme une chatte, monte et descend en vaguelettes harmoniques. Parfois, à la crête d'une phrase, elle flûte un cri perçant de soprano.

Etrange douceur de ce lieu feutré, chaud comme un ventre, alors que la tempête tourbillonne; Ce vent fou, écho des orages de mon coeur.

Un tout petit garçon à la bouche chocolatée pose son regard à la lisière de ma table, m'offre ce point d' interrogation majuscule qu'on lit toujours dans les yeux des enfants très jeunes, cet éternel pourquoi, si dérangeant parfois.

En moi, le flot de mots monte et s'écoule comme un fleuve déroulant ses méandres amples et vigoureux.

Mon corps accompagne cette danse des mots, je sais qu'il se penche et ondule au gré des virgules posées comme un bateau sur la marée qui l'emporte. Je pense à Rimbaud, aux souliers des poètes plus légers que le vent.

Je voudrais qu'au delà du Rhône, l'ouragan m'énivre des embruns de la mer et fasse de mon esprit un minuscule nouveau né.

Comme une chimère posée à la lumière d'un phare.... 

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Rouge est la couleur de mon sang doucement épanoui,

il bat comme un coeur d'enfant dans les silences des nuits,

il est comme un regard que les printemps lèvent à l'aube,

il est aux parfums de mémoire le reflet vivant de l'amour,

rouge est la couleur de mes jours depuis que je suis à lui....


rouge est le baiser de mon âme  posé sur lui......

 

Publié dans : Odes à lui...
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Je ne sais pas comment s'appelle ce qui habite en moi, cette tendresse folle à toutes les audaces, ce désir de douceur qui jamais ne se lasse de trouver une soie d'âme où poser la sienne; Cette douceur assise sur toutes mes colères d'enfant, sur toutes mes colères d'aujourd'hui. Cette douceur que le plus souvent je cache......et qui n'est l'apanage de rien;

 

Etre une femme, douce, et savoir que la douceur gîte le plus souvent dans le coeur des hommes, c'est ce qui les rend cruels au monde, ce droit qui leur est refusé, moi, je le sais...


Je ne sais pas pourquoi en moi l'esprit de liberté s'essaie sauvagement à se faire entendre, à casser du poing tout ce qui l 'enlise, et cherche son contraire, le lien crucial, la prison de bras comme des cercles d'or pour me retenir.


Etre une femme, libre, et savoir que l'amour consenti, pas seulement vécu, mais arboré et défendu comme un bastion, est la plus grande des libertés à vivre....


Je ne sais pas pourquoi en moi la faim du corps crie, appel géant, qui taraude mes sens comme une fièvre fauve, et me dresse la nuit des chapiteaux de flamme, ce désir apanage de la gent masculine et qui donne aux femmes un nom de Messaline, de putain, de perverse ou de femme fatale, moi je veux porter ce vêtement de désir...à ma manière....et le porter pour lui...


Etre une femme, acceder à ce royaume fou où le charme s'écrit à la simplicité. A cette terre soufrée d'une sensualité autre, où le désir est une fleur donnée et une amazone qui prend.....


Regarder ces autres femmes, toutes ces femmes, femelles humides et parfois animales, petits jouets dorés sur tranches, laqués, pommadés, décorés comme des sapins, marquant sur des talons les déambulations qui accrochent à leurs hanches des regards d'hommes et que je ne comprends pas, et qui ne savent pas qu'en étant ainsi elles sont tout ce qu'elles ne sont pas, ou ces femmes androgynes, que la maternité déshabille de leur sexe, maritornes ménageres poussant des caddys ou des landaux comme je porte mon interrogation majeure sur ce qu'elles sont, ce que je suis, moi...pourquoi n'ont-elles pas le droit d'être autres que cela ?


Etre une femme, maman, aux mains parfumées de leur enfance, au ventre hâvre chaud qui jamais ne perd ce cordon tactile qui la lie a sa chair, être une maman et leur offrir la femme qui est cachée derrière....


Entendre chaque jour que mon intelligence est la marque d'un cerveau d'homme, que l'intellect est un repoussoir à l'amour, que la force de mes mots est un laminoir...voir s'écarter de moi des hommes et des femmes qui ne comprennent pas mon verbe, et pas non plus la simplicite extrême avec laquelle je tends mes mains, ou les voir au contraire se presser à ma lumiere et en demander trop; demander ce qui est exclusif à un etre, mon autre, et m'en vouloir, mais pourquoi devrais-je taire ma voix, ma signature au monde, c'est elle.....elle est comme cela....


Etre une femme, trempée a l'encre noire des mots, rutilante de l'esprit partagé à l'égal de ses autres que le vertige de l'esprit amène sur d'autres chemins, que la magie de ce qui est à decouvrir et à sentir tire à l'aube des lits trop moites, de l'enfermement des murs, et qui sont des chasseurs d'âme parce qu'ils ont la même faim...la même attente que moi....celle d'un demain vierge comme une île...


Etre.....moi...

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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A ton front, j'ai cherché le pays sans frontière

où les rêves obscurs échouent à chaque mot,

la promesse de lieux enchantés où la mer,

par vagues douces et fraîches illumine les nuits

 

A ton front, j'ai cherché le reflet de mon être

et l'écho de ton âme résonnant à ma vie,

la flamme qui s'élève au-dessus des tempêtes ,

les ailes des oiseaux planant dans l'infini. 

 

A tes yeux, j'ai cherché à retrouver mon nom,

la tendresse à la vie, le ventre de l'amour;

un ancrage doré où asseoir mes jours,

l'abre et la forêt de mes rêves d'enfant

 

A tes mains, je réclame la douceur du jour

le dessin et les signes, langage de mon corps 
et le cri de ma chair, à ton corps musique,

A tes mains, je donne l'amour..........

 

 

Publié dans : Odes à lui...
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