Surprise du jour et qui me fait chnager mes mots.  Un problème de la plateforme me laissait entendre qu'aucun visiteur n'était passé hier sur ces pages, ce qui au final n'est pas vrai, ouf !  Mais je garde les mots qui me sont venus de cette situation là . Où je me demandais pourquoi cette désaffection.....

Pourquoi ? L’envie qui est dormante mais aussi l’ambition de ne pas écrire du vent, de ne pas peupler l’espace de la toile avec des mots qui n’auraient pas d’autre rôle que d’inscrire une continuité, de faire du buzz comme on dit…Peut-être un manque de légèreté ? Par ces temps de crise, plus qu’à la réflexion, on aspire au sourire, à la débridation…..bon, ça ne fait rien, peut-être ces mots rencontreront-ils leur visiteur demain ou un autre jour…… !

Ce visiteur là en tout cas,  je veux qu'il sache qu'ici est un lieu d'expression de totale sincérité, d'entiereté, de choix de vie revendiqué fièrement, de refus de l'hypocrisie, du mensonge, de refus des entraves à la liberté d'être, des dogmes moralistes et du bien pensant....qu'il sache que ma douceur si vraie cache une grande volonté à cet égard, qu'il sache aussi que je l'interpelle par mes mots pour que lui apprenne aussi à se regarder, autrement, vous savez, ce regard sur soi, en soi, qui vient chercher au fond de vous la vérité de ce que vous êtes....

Amitiés à vous ….

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Que cherche ce canard dont l‘œil espiègle sonde l’eau ?

J’aime à penser que ce n’est pas  seulement de la nourriture,

Mais aussi l’ombre fugace, la queue ondoyante d’une sirène,

Ourlant les bas fonds de ses longs bras sinueux,

Magie d’un instant, où la nature soudain,

Sortant de ces lois pérennes,

Pourrait inventer un petit moment,

Une autre façon de se montrer et de se vivre,

On peut rêver, non ?

 

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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En regardant le paysage français littéraire, souvent je me prends à rêver à l’accueil que l’on ferait aujourd’hui à certains auteurs, pourtant inscrits de façon assez inamovible au panthéon des écrivains qu’il faut avoir lus et étudiés. Quelle tête feraient nos grandes maisons si un Proust, un Céline, un Barbey d’Aurevilly sulfureux franchissaient leur seuil avec sous le bras, leur encombrante et exigeante littérature ? Trop long,  Monsieur Proust, trop long, c’est pesant ! Allons monsieur Céline, c’est glauque tout ça, vous pouvez pas nous y mettre un peu de sourire ?

Je me demande si, le centimètre à la main, on ne mesurerait pas leur taille, leur tour de ceinture, si on ne leur proposerait pas un "relooking", un coaching (ah le coaching !), si on ne leur proposerait pas un tour chez le coiffeur et le dentiste (important le sourire savez, pour la vente !). je me demande aussi comment ils y auraient répondu (pour Céline, je sais ! ).

 Bien sur, le langage est la vie, il se décompose et se reconstruit toujours et la défense d’une langue exigeante, nourrie, soutenue, riche, pourrait facilement passer pour un combat d’arrière garde !  Bien sur, les thématiques anciennes, les aristocrates soupirants, les guerres, les combats d’idées d’un autre temps font moins recette que les déboires conjugaux de certains, les souvenirs d’un autre, le quotidien rabâché , le minimalisme des idées que l’on peut prendre sans réfléchir….sans, comme il est d’usage de le dire, (je déteste cette expression ! ) «  se prendre la tête » !

Pourtant, quand on y réfléchit, ce courant de mots qui sans cesse s’enfle et se désenfle de termes nouveaux, néologismes audacieux qui finissent par rentrer dans les dictionnaires, mais aussi jargon pré mâché que l’on retrouve inlassablement dans la bouche de nos VIP, et qui sont proférés sans substances, sans être pensés, reste un enfant, têtu, vivace, rebelle, mais qui se nourrit aussi à ses racines, à une histoire, à cette lente génèse de genres qui a accompagné l’humain pensant, l’humain rêvant, l’humain fictionnel, qui reste aussi « vrai » cependant,  que l’humain matériel, agrégé à lui, inarrachable…..

Alors, je me prends à rêver qu’au milieu des vendeurs de livres, des fabricants de best Sellers qui seront au pilon dans 3 ans, puissent passer aussi sous les fourches caudines des lecteurs des grands éditeurs, le poète déjanté et iconoclaste, le philosophe qui a encore des choses à dire, le  bricoleur de génie qui saura dessiner en dehors de toute mode, de tout courant, un univers, un lieu ouvert, où il se passe ces choses qui vous emportent l’esprit et l’imaginaire, qui vous font décoller de terre, juste le temps que des connexions essentielles se fassent dans votre cerveau ! Celles qui permettent de faire reculer les frontières de la pensée, de se décrasser les neurones, de repousser les champs de possible, et de faire place au........................... rêve !!!!!

 

 

 

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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fromage-blanc.jpg

 

Je les aime aussi posées sur le sol

Jonchant de leurs pétales la terre  mouillée,

Cônes de soie fragile et un peu tachetée,

Comme de vieilles mains usées,

Et si, drôles de plantes que nous sommes,

Nous gardions sur nos traits et dans nos soupirs,

Cette lente beauté qui doucement se donne,

Ce parfum qui ne veut jamais finir…..

 

Je les aime ainsi, un peu pâles et froissées,

Enfermant dans leur cœur un printemps éternel,

Et dans mes doigts tremblants de cette caresse fine,

J’aime à poser leur cœur dolent et fatigué,

Fleurs fanées, qu’aucun regard ne vient plus apprécier,

Reines d’un temps si court, qui pourtant nous cajole,

Et dans leurs plis mouillés, leur touchante corolle

J’enfouis un baiser chaud qui, un instant, se donne…..

 

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Nous vivons une époque paradoxale, celle où le tout dire et le tout montrer s’accompagnent d’un bridage du langage qui renvoie aux temps passés. Si vous écoutez attentivement ce qui se dit autour de vous, dans les médias et dans votre entourage, vous pourrez vérifier cet axiome là sans problèmes. Si les sujets sont abordés, ils sont le plus souvent évoqués, effleurés, voire caricaturés.  Avec un pactole de 1000 mots clés, qui reviennent en boucle comme un hamster docile dans sa cage. On demeure à la surface des théories et des faits,  comme si le fond était  protégé par une épaisse couche de glace infranchissable. L’homme courageux du 21 ° siècle, celui qui n’hésite pas à s’affranchir de certaines barrières physiques en s’imposant des défis rocambolesques, le tour du monde en vélo, l’ascension de l’Everest à cloche-pied, un bras attaché dans le dos (ce n’est pas encore fait, mais je ne doute pas qu’on y parvienne rapidement), reste impuissant à s’affronter lui-même au quotidien dans ses agissements et dans ses volontés.

Au final, la vie reste assez inchangée avec une vraie désertion du domaine de la pensée, de l’engagement politique, social, comme si le repli cocooné, la falsification des mots et des concepts pouvait durablement masquer les réalités.

Petit territoire de liberté (pour longtemps ?), le monde des arts et encore que…..où s’expriment encore les fous du roi si nécessaires à toute forme de pouvoir, y compris nos belles démocraties. Détournement des mots et des matières, innovations, et cette forme d’irrespect des normes qui donne un parfum de liberté, enfin !

Vous pensez peut-être que je mélange tout ? Que nenni ! Tout se tient et se rejoint en ce bas monde, où les modes ne se font et ne se défont jamais au hasard, où les outils de notre épanouissement se transforment aisément et sans qu’on y prenne garde, en outils d’asservissements, et ce qui est plus fort, un asservissement consenti et consensuel ! Un exemple ? Nos réseaux, où je me glisse moi-même de temps en temps, il ne faut pas dit-on se priver de ces facilités là pour le travail !  Vous ne trouvez pas étrange que les mêmes qui protestent  contre les bases de données d’état, les radars, les contrôles, se plaignent d’être fichés et  surveillés, donnent d’eux-mêmes la meilleure traçabilité et pire, livrent tout de leur vie la plus intime sur un Facebook ou un Twitter ?

Que les mêmes qui répugnent au regard du voisin, se plaignent de leur concierge, viennent au quotidien sur ces pages, expliquer leurs peines de cœur, et les aléas de leur existence ? Oui, mais, un réseau c’est « tendance », « incontournable » etc……tout comme le sont les I phones, sans lesquels l’honnête citoyen ne saurait désormais se déplacer sans se sentir tout nu. Les habits neufs de l’empereur, vous vous souvenez ? J’ai toujours adoré cette histoire ! Mais, sous le côté anecdotique, amusant, se profile une société qui dort !!!! A qui on peut tout faire ingurgiter sans qu’elle s’indigne ou se questionne.  Entre les « à quoi bonistes » et les « posts diluviens », il est facile de gouverner en évitant les écueils, facile de faire avaler une société de plus en plus inégalitaire, qui ne gêne au fond, personne…

Napoléon savait déjà, et Louis XIV avant lui, qu’il suffit de quelques hochets  gratifiants pour faire taire une rébellion. Qu’il suffit de promouvoir une forme de réussite matérielle pour endormir les idées. Notre société me donne l’impression de n’avoir guère changé à cet égard, alors que nous avons les outils, l’accès à la réflexion , à l’histoire, notre histoire. Est-ce qu’il faudra attendre que les pays de ce monde que nous ne voulons pas voir, ce monde de la misère extrême et de l’exploitation vienne massivement cogner à notre porte,  pour nous demander de « repenser » notre vie, de sortir de notre sommeil replié sur nous mêmes ? J’ose espérer que non, sans oublier un fondamental : arrêtons de penser que la pensée est difficile, fatigante, nous sommes « armés » pour !!!! Il suffit de commencer …………..

Et, si le sommeil est bénéfique, il devient une drogue lorsqu’on n’accepte plus …..de se réveiller !

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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