Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 16:40

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Chantent sous mes pas ces carrés de diamant

Bulles soufflées de froid que l’hiver a gelées

A genoux sur la terre dans la boue mouillée

Je regarde la lumière s’y mirer

Une petite fille, le nez emmitouflé

Se rapproche, curieuse, intriguée

Mais qu’est- ce qu’elle fait la dame

Qu’a-t-elle à regarder

Sur cette terre brune

Que la pluie a trempée  ?

Assise à mes côtés

Quelques secondes  à peine

Son ravissant minois

Joliment chiffonné,

Elle s’amuse et s’éclaire

A ces éclats de verre

Ephémères brisures

Que le froid a semées….

Par Phédrienne - Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 07:53


ELEMENTS
Eléments -  Jean-Jacques Wambst



Ce monde a t’il un sens ?

Je le cherche partout

Dans les regards clairsemés

De paillettes de sourires,

Dans les pas fatigués,

Dans les gestes répétés,

Mécanique humaine huilée

Qui ne sait plus se regarder.

Regarder l’autre,

Et lui sourire,

Avec aménité.

Ce monde a-t-il un sens

Où comme des marionnettes

On s’incline et on se plait

A complaire à ce qui est ?

A ne plus se battre pour rien ?



J’aimerais bien,

En chevalier,

Porteur de mes drapeaux usés,

Pourfendre les briseurs de rêves,

Porter ma passion en mon ventre

Comme un enfant toujours à naître

J’aimerais bien,

Sur les ailes flottantes

Du vent et du temps,

Faire vivre ce cri primal,

Mon kiai d’énergie ! 

Mon kiai d’amour et de vie !

Mon cri !!!!

Et puis n’être plus rien,

Atomisée de ce geyser,

Qu’une étoile dans la mer,

Et que n'éteindrait plus rien ....

Par Phédrienne - Publié dans : Poésies
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 06:24

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Vacances sur la ville, que le monde a fui, vers les pistes neigeuses. Le temps est gris comme les esprits qui rêvent au printemps, surement.

En balade, sans âme, je trouve dans une grande salle, d’étranges figures : des femmes rouges et noires au crâne d’alien qui font du vélo ;  de surprenants  oiseaux de cuivre doré, martelé qui planent sous les verrières. Des tableaux, où les couleurs s’éclatent comme de petites étoiles.

Une artiste chenue, minuscule dame aux cheveux rouges et  au sourire plein. Qui arpente le sol blanc devant ses sculptures, ses œuvres inventives et cocasses. Surréalistes comme ce violon suspendu et ces deux mains gantées qui jouent silencieusement  pour quelques curieux impénitentes, dont je suis. Petit sourire fugace aux Picabia, aux dada, pied de nez décalé à la maussaderie du climat qui, lui,  joue des partitions de gris, des staccato de pluie sans souci….. !

Par Phédrienne - Publié dans : Visions d'art
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 07:50

Une petite paresse m’étreint,

Me pince, me caresse, et me peint,

Un corps languide et paresseux,

Qui se tend, au soleil, un peu.

Impavide et lente courtisane,

Musant son nez au cœur des fleurs,

Aspirant à goûter les saveurs,

En gourmande macrocéphale,

De la vie et de ses odeurs.

Un chat étiré et joyeux,

Velouté et voluptueux,

Qui soupire à la douceur

Et se pâme de ses ardeurs

Au matin, avec bonheur…..

Une petite paresse m’étreint

A elle, je me rends enfin,

Voyage en pays de cocagne

Où le corps suspend l’âme….

Par Phédrienne - Publié dans : Poésies
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 08:10

Il y a au dehors un soleil de vertige,

Une lumière naissante aux couleurs de safran,

Et ce ciel azuré qui renait au printemps,

Et la douceur de l’air qui m‘est comme un arpège…

 

Et dans mon corps une tempête,

Qui balaie les restes de froid,

Cristaux de glace en amas

Et l’appel criant de la mer…….

 

Il y a au dehors cette saveur sucrée

Qui caresse les bouches et qui ourle les cœurs

Ce frémissement d’être qui parle en majeure

Et la ligne du temps qui se désarticule

 

Et dans mon esprit chancelant

Une chanson nait lentement

Des folles guitares se jouent

De mes nuits rouges d’insomnie

 

Il y a au dehors ces promesses de l’aube

Cette foi qui sommeille chez les mécréants

Cette incurable envie de se frotter au temps

Et l’océan des feuilles qui ondule et se lève

 

Et dans mon corps en pâmoison

Inondé de cent mille frissons

Cette douceur m’émerveille

Et me lie de ses sortilèges….

Par Phédrienne - Publié dans : Poésies
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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 08:35


J’ai encore des innocences dont vous n’avez pas idée. Hier, fraichement munie d’un carton d’invitation, je suis allée virevoltante à un vernissage d’exposition, une biennale d’art lyonnaise.

Des toiles par dizaines, hétéroclites et multicolores, allant de la croute à l’œuvre, des sculptures, des gens partout et des édiles bardés de micros et de médailles à distribuer…Remerciements, discours crachotés et inaudibles, remise de récompenses aux vieux grognards des arts…bref !

Un peu stupéfaite, j’ai fait plusieurs fois le tour des salles, assez incrédule parfois devant le spectacle offert. Toiles approximatives où l’amateurisme débonnaire masque mal une absence de maitrise tant au niveau de l’idée que de la forme et même quelques hideurs !

Gens ampoulés, empressés, compactés  et …..une majorité de têtes chenues, certes sympathiques mais quand même ! De jeunes artistes,  que nenni, ou si peu ?

La fameuse ampoule qui s’allume cette fois dans votre tête quand vous avez compris, a été allumée dans la mienne par un mien ami, peintre de son état et qui exposait là : venir dans cet endroit, ça se paye, et ça se paye cher ! Certes, le droit d’entrée n’est pas que pécuniaire, je m’empresse de le dire ! Un comité  (mais composé de qui, mystère ?) présélectionne quand même les talents afin de maintenir un semblant de crédibilité. Ouf, je respire…..mais juste un peu …car devant les tarifs affichés, je ne doute pas un seul instant que l’artiste en devenir, lui, reste à la porte de ces endroits incontournables pour assoir une renommée, remplir son CV  et espérer vendre un jour ses œuvres…

Bon, bon, je vous laisse sourire et rire de mon incoercible naïveté ; A quoi rêvai–je encore, hein ?

Et bien à tout, tout simplement !!!!


Par Phédrienne - Publié dans : Visions d'art
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