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L'innocence aux mains d'azur et de soie est restée dans ma vie posée la. Cela peut prêter à sourire dans la bouche d'une femme qui n'est pas une Lolita ni une Emma. 
Pourtant c'est ainsi. Impossible pour moi de souscrire aux âmes noires, au mensonge, à la vilenie, à la violence faite aux autres; Je sais que le monde est inflexible, je sais la dureté de la vie qui m'a pliée et secouée sous son joug si dur parfois; Mais, je ne peux m'empêcher de garder intacte au coeur et au corps cette  gaze légère, cette blancheur d'âme. Ce refus inexorable et revendiqué du mal. Innocente  en intelligence et en lucidité, en choix. Je ne refuse pas la laideur du monde, je veux la transcender.

Innocence....on a beau la souiller d'inavouable façon dans une dimension qui n'a pas sa place ici, dans ces mots, elle ne se soumet pas ni ne disparaît; Mais, sont visibles de fines déchirures ......................irréparables, je le sais.........je vois quand même la beauté du monde....

Mais, je veux croire que cela restera en moi jusqu'au bout, souffle blanc, immense, camouflet à la laideur de coeur,  à la bassesse, à l'amoralité animale, à l'absence d'art et de grâce dans la vie.....

Drôle d'aveu je le sais, d'une passionnaria de la vie qui s'incarne  en sens et en mots sulfureux parfois, loin de toute censure, pourtant c'est la et livré tel quel au souffle du vent.......................
Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Soie incarnate posée

sur une griffe acérée,

petite essence de vie

tremblant encore

à la morsure de l'hiver,

j'expire toutes mes beautés

par cette pointe qui lacère

ma robe des fêtes d'été....

 

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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J'ai visité hier un musée dont je tairais le nom, ne voulant pas nuire à ces lieux dédiés aux arts de tous horizons; De toute façon, il se reconnaîtra sans peine à ce récit et j'espère qu'il en étouffera de gêne dans un coin!!!


Or donc, j'allais le coeur battant et l'appareil en bandoulière vers un lieu de verre et d'acier, totalement voué aux arts nouveaux, et vers lequel se pressaient ingénument d'autres amateurs tout aussi naîfs que moi. Derrière une caisse high tech, une vendeuse qui ne l'était pas moins nous remit un billet d'entrée très esthétique, côté à dix euros, mais la beauté comme chacun sait n'a pas de prix. Puis, d'un pas glorieux tous les impétrants frémissants d'aise franchirent un premier sas de sécurité avant que d'atteindre la terre promise:

Une salle de nobles proportions aux murs immaculés, et au sol recouvert de tôle ondulée. J'y vis évidemment tout un présage : invitation sans doute au dépouillement necessaire (message subliminal invitant le visiteur à entrer l'âme vierge de préjugés) et annonce du frémissement hédoniste qui n'allait pas manquer de saisir mon corps épris de sensations nouvelles.

C'est donc les sens aux aguets que je franchis ensuite quatre ou cinq salles cubiques couvertes de morceaux de papier griffonnés de messages transcendants m'invitant à comprendre que le mur n'était pas gris, de dix photos faméliques aux couleurs passées, et contenant pour l'une une structure d'aluminium chevauchée d'un boa géant en plumes mauves (une vision du Kamasutra?) , pour l'autre une toile d'araignée blanche pendue au plafond (vision allégée de l'épée de Damoclés?) , une lampe blanche barrée de stries rouges et perchée sur un tabouret géant, etc etc..........

N'écoutant que mon courage et ma foi en les hommes, je poursuivis néanmoins mon chemin, avec moins d'enthousiasme, je l'avoue....

Une alcôve appétissante me tendant ses poufs rebondis, je m'y installais devant un écran de proportions modestes, et me plongeais dans la vision de courts metrages d'art et d'essai dont malheureusement la profonde beauté artistique échappe encore à mon esprit étroit: J'en appelle donc aux lecteurs aguerris et férus d'arts et mieux éduqués que moi, s'ils ont reçu les grâces de Calliope ou de Polymnie, de vouloir bien m'apporter leurs lumières: qu'ils m'éclairent!!! Et leur livre sans ambages le synopsis des chefs d'oeuvre! Voyez plutôt:


Dans un salon Rococo, un homme chauve, aux yeux clairs posé nu sur un fauteuil, mastique des aliments qu'il pioche sur la table à côté de lui. De temps en temps, afin que nous comprenions bien sans doute qu'il est véritablement nu, qu'il s'expose sans artifices, il ôte la main posée sur son genou écarte les jambes et contemple son sexe d'un air hébété. Mise à part l'originalité évidente de sa plastique (lisse et molle comme un poupon de celluloid), rien dans ce film ne m'a frappée, si ce n'est une sorte d'apathie brutale dont je ne suis pas tout à fait sortie.....


Pleine d'espoir cependant, je me focalisais sur le second petit film. Dans une salle de bain vieillotte, une femme d'âge indistinct, vêtue d'un slip laid coupant ostensiblement une remarquable culotte de cheval et d'un tee-shirt avachi, mire sa chevelure broussailleuse dans une glace pas très nette, puis entreprend de se laver les dents avec un geste aussi plein d'énergie qu'une queue de paresseux...........


Devant ce spectacle édifiant mais abscons, je fus saisie d'un imperceptible et vertigineux tremblement, commençant à sentir un doute pervers et malsain m'envahir l'ame: et si j'étais stupide, totalement fermée à la beauté et au sens de tout cela? Question abyssale dont je traine encore les rémugles ce matin alors que j'écris...


Aussi, je tentais une ultime expérience fondatrice en franchissant un épais rideau de toile noire effilochée, derrière lequel une obligeante hôtesse me coiffa de deux écouteurs avec un sourire très encourageant; S'ensuivit une nouvelle enfilade d'espaces totalement vierges,où, à chaque nouveau seuil franchi je passais de l'audition de la vie en rose à d'autres extraits musicaux également originaux et signifiants......je croisais sur mon chemin plusieus couples de tous âges dont certains arboraient un air ravi qui me torture à sa simple évocation: quel glorieux Graal ais-je laissé échapper, moi dont le cerveau est resté fermé à la crudité et à la truculence hurlante de cette demonstration d'art?


Puis, je compris dans une révélation fulgurante qui me terrassa sur le champs. J'étais l'empereur nu dans ses habits transparents que seule une élite éduquée pouvait percevoir! Comme lui, je m'exposais déshabillée à la vindicte et à la moquerie publique, espérant paraître vêtue dans ce lieu de culture encensé par les édiles de la ville, alors que j'étais nue comme un ver !

Et c'est ainsi, que je m'enfuis, encore toute tremblante de cette vérité assommante vers un parc arboré où je pus enfin, le reflex à la main, retrouver un peu de ma dignité humaine !!!!!

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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douleur-copie-1.jpg Sous la souffrance ployé, nerfs étirés tendus à vif,

il penche sa tête accablée par des souvenirs sans nom.

Peut-être a-t'il oublié jusqu'à la couleur de sa vie

mais, sous le burin dur du sculpteur indifférent

à l'image qu'il donne de sa misère vraie,

il montre sa colonne comme une flèche brisée,

arc dissous dans les tempêtes du temps,

et ses côtes amaigries que son coeur distend

à force de battre le tambour des passions mortes,

pleurs et sang que le linge qui plisse

à ses cuisses fatiguées recueille doucement.

Passante, je le regarde et caresse son dos

qui est à ma paume de femme

une chair de bronze lisse,

et je tends à sa silhouette tombée là
toute la douceur de mon âme....

 

 

 

Publié dans : Poésies
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Rien qu'une larme petite, roulée sur ma joue,

petit chagrin glissé dans un coeur d'acajou,

en gîte de tout,

s'il faut poser mes armes sur un perron nu,

comme un chef d'autrefois écrasé et vaincu,

j'abdique, non pas à la vie mais à l'amour,

il est posé en moi comme une orchidée d'or

qui ouvre ses pétales et se nourrit de tout,

et celui qui se mire dans son reflet miroir,

ignore qu'elle me dévore ...................en tout



Rien qu'une douceur nue comme un pétale blanc,

une fleur unique et tue, un joli châtiment,

un château de rêves aux portes de la vie,

un voyage qui m'emporte jusqu'au bout de ses nuits,

s'il faut griffer un nom dans les sillages écrus,

de la terre sablée aux parfums de vanille,

où je voudrais ancrer mes pas aventureux,

je dirais son nom ...

juste une perle sur ma joue

une petite larme à la place d'un mot,

un silence à son âme...

 

 

 

 


 

 

 

Publié dans : Odes à lui...
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