Quelquefois, je me demande ce qui au final compte absolument pour les humains. Ce qui les pousserait dans leurs retranchements ultimes, ce qu’ils ne sauraient endurer sans exploser dans leur esprit. Quelquefois, je m’interroge sur la solidité et la recevabilité de ce que nous sentons. Est-ce que c’est réel, tangible, est-ce que ce n’est pas un vernis, une surface tendue sur un inconnu plus ou moins assumé, plus ou moins brillant. Je regarde vivre autour de moi, ce ballet relationnel qui me lasse tant, ces faux semblants, cette mécanique du dire et du rire qui au fond ne repose sur rien. Je me dis que nous sommes dotés d’un outil formidable, le langage, celui du corps et les mots, et que la plupart du temps nous en faisons des baudruches pleines de vide, des bulles creuses, pourquoi ?

On pourrait avec ça bâtir des châteaux pour peu que l’on soit vrais, mûs par un désir authentique d’altérité, pour peu que l’on sache vraiment s’engager….mais au final, est–ce que ce n’est pas qu’un manteau, que nous posons sur nos épaules car nous ne savons pas être tout nus, être nous, s’affronter à l’autre et à soi-même sans hésitation et sans peur, un peu comme si nous essayions d’être des anges au-dessus de tout….moitié enfant moitié adulte, mi féminin mi masculin, et ne sachant pas dessiner un cercle complet, choisir….

Quelquefois je me demande, si il y a dans tout ça au moins un petit bout de vrai, une chair, une densité palpable, quelque chose qui ne vous échappe pas. Ca pourrait au moins être un beau rêve !  

 

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

C’est drôle, ce mot je ne l’ai peut-être jamais autant entendu et pourtant, il semble qu’il se dilue dans tant de valeurs négatives, dans tant d’à peu près inconnus de moi. Il est brandi comme une certitude, comme le justificatif de tous les mirages, de tous les outrages faits aux autres et à soi, revendiqué comme un honneur.

Mais, est-il besoin de le dire, la passion, ça se vit tout au creux de soi, ça emporte et ça chavire, ça crie comme une seule voix. Un besoin irrésistible, une addiction pire que la drogue, l’alchimie du corps et du cœur, et de l’esprit emportés par ce flot majeur et qui s’y noie. Je ne connais pas de chose plus dense, ni qui vous fasse plus souffrir. Pas de chose qui soit un plus puissant moteur d’audace, et rien qui vous casse autant….et ça ne se contingente pas….moi je suis comme ça…..ne voulant pas cantonner ça à un seul domaine en espèce, mais vivre tout au fond de moi ce que je crois…..

Il ne m'appartient pas de mettre des mots, d'émettre des jugements sur autrui. Mais, parfois, ça me dérange d'entendre ce mot qui est un plein d'amour et de haine, être adossé à des hobbys, à des choses qu'on fait dans un compartiment de sa vie, mais qui au fond ne vous changent pas, comme si ça n'était pas tranversal à tout ce que l'on vit....

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Ils se cachent peu à peu tandis que les fleurs grillées de soleil explosent dans leurs dernières couleurs.....j'aurais passé des heures inoubliables  dans la rosée du matin ou la touffeur des après--midi à essayer de capturer la grâce languide et coquine de ces petites créatures....












Publié dans : L'anti oeil du photographe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

20 ans et cet air de grâce languide

Prince et roi d’un royaume

Qui n’appartient qu’à lui,

Une planète entière,

Un paysage fort,

Où nul ne met ses pas,

Qu’il ne les ait choisis…

 

20 ans et cette beauté là

Qui crie comme un soleil

Et je regarde au loin

Cette comète douce

L’affirmation d’un soi

A nul autre pareil

 

Et mon cœur lui parle

Si bien….

Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires



Ploie mon corps, torsion magique,

Je tends ma jambe de soie,

Mon talon pivote et te pique,

Serpent de désir, tu le vois…


Longue silhouette lamée

De rouge espagnol chamarrée,

Je tends ma gorge éplorée

Le cri de la lune me noie.
 

Nuit longue, épaisse

Comme un regard,

Enlace-moi dans ce tango,

Je crie, j’appelle, je désespère

Dans ce funeste lamento.
 

Plie mon corps, offre-toi !

Sous le bandonéon qui brise,

Une à une ses notes de foi

Dans le crépuscule qui m‘attise.
 

Prends dans mes yeux ce reflet noir,

Désespoir nu qui ensorcèle

Ces pas glissés sur le trottoir

Comme un amour qui s’achève….


Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés