Je comprends le cri du poète dans la nuit vers le silence
qui résonne à son âme des heures durant,
Il appelle à la flamme des rêves éperdus,
à la montée des songes en bouquets d'idées denses
et danse sur le vertige des absences dérisoires,
et de ses mots qui retombent comme des feuilles mortes
Leur musique doit pourtant se faire écho aux âmes
pour célébrer la vie et ses enchantements
pour faire à la bêtise d'exquises funérailles
à la morale absconse un drôle d'enterrement
mais le poète est seul comme une épée nue
il tranche dans le vif des indifférences
dans la chair indolente des corps endormis
et cherche la lumière dans le bleu d'une autre âme
J'ai pour lui la tendresse d'une amante oubliée
d'une mère qui essuie une larme sur sa joue
le désir de ses mots ornés comme des bijoux
que je mets à mon cou comme un collier d'âme
et je regarde pensive l'envolée de ses rimes
qui dessinent au vent un sillage d'illusions
et me refont au coeur une suave beauté
qui signe ma présence de désir au monde...
Comme des bateaux fous voguant à voile pleine
tes mots d'amour sur moi ont allumé des feux
des sentinelles belles qui me tiennent en éveil
en écoute de toi en émoi de nos jeux
je suis belle de toi inventée chaque jour
par tes mains qui dessinent la ligne de mon corps
par ta voix qui m'appelle depuis tant de nuits
par ton âme qui crie après mon âme
je veux te sentir là posé contre ma peau
accolé à mon coeur et attendre le jour
pour fouler avec toi la rosée qui se perd
dans les rubans dorés des soleils levants
je veux a ta main ecouter les silences
des aubes a peine nées sur des lacs mysterieux
le chant doux des forêts où l'amour se rassemble
en un bouquet majeur d'accords audacieux
je ne veux pas dormir je veux t'attendre là
et te donner l'offrande de ces soupirs
etre femme a ton nom, etre unique a tes bras
et courber à ta bouche la douceur de mon front
pour que tu naisses à mon désir.........
Publié dans : Odes à lui...
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Je ne sais de l'amour que ses attentes pleines,
lui
ses mains comme des mondes inconnus
ses silences eloquents tels un nouveau langage
sa pudeur cachée comme une fleur sauvage
mon impudeur donnée à lui ecrire ses mots
le silence du monde quand il n'est pas
mes rêves doux aux ailes pliées comme ces pétales de rose
je ne sais de l'amour que ce qui ne se dit pas..............
Publié dans : Odes à lui...
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Le philosophe Friedrich Nietzsche a émis en son temps une conception trè personnelle de l'éternel retour, mythe profus et tres présent dans plusieurs
civilisations anciennes. Et qui postule entre autre que l'homme par chacun de ses actes repète sans le savoir un acte originel sacré fondateur de l'univers. Et que ce qui est a toujours été et
sera a l'infini.....
Contrairement aux conceptions religieuses qui affectent à l'etre humain l'obligation par sa vie future de réparer les dégâts de sa vie passée, Nietzsche conçoit
le devenir de l'homme par dela toute morale, en postulant que l'univers n'est ni à devenir ni devenu, qu'il est, et que l'homme par l'exercice de la volonte de puissance peut simplement
faire renaitre un nombre infini de fois des combinaisons de choses possibles . A la fois prisonnier de ce cycle et liberé à jamais, paradoxe nihiliste et qui m'interroge au regard de ma
propre vie.
Les sociologues et les psychologues eux, ont une tout autre analyse de ce phénomène de rémanence dans une vie d'evènements qui empêchent l'êre humain de
s'accomplir. Analysant une généalogie du malheur qui fait qu'un acte dévastateur accompli par une génération se propage et affecte sa descendance. Mais aussi qu'un acte accompli et non compris
par son auteur entrainera une répétition infinie du même acte, dans sa vie, indéfiniment, un peu comme une femme qui ne peut trouver sur sa route que des hommes violents, en étant dans
l'incapacite de se donner le droit de lier d'autres contacts. De vivre d'autres choses.
Si on pose ce prisme dérangeant sur sa vie et celle des autres on s'aperçoit à quel point ces axiomes sont vrais! C'est stupéfiant. Et combien par ces processus
de non prise en charge de sa propre vie, de non compréhension fine des ressorts intimes de ses choix, d'abdication à des valeurs dogmatiques et aliénantes, à un passé ou à des choix qui ne vous
appartiennent pas, on se condamne à ne pas grandir, à rester un enfant pour qui d'autres décident. Et qui subissent à jamais la répétition de ce qui détruit leur vie.
Je le sais bien, moi qui ai attendu tant de temps pour choisir enfin ma vie, acte fondateur et dévastateur, c'est aussi cela la conception cyclique de la vie,
de la destruction symbolique de valeurs peut naitre ou renaître la vie!
C'est pour moi le moyen unique et fort d'etre, non pas libéré d'un
cycle mais d'en être définitivement l'acteur...........la vie n'est pas une dette et l'homme n'est pas son débiteur...............c'est ce que j'ai enfin compris.........et qui éclaire pour moi
l'autre parole Nietzschéenne qui a été si forte à ma vie , deviens ce que tu es............
C'est ce que je souhaite a chacun d'entre vous en cette année nouvelle!
Insecte frêle aux pattes de velours glissant
en une danse arachnéenne
tes ailes de dentelles
gaufrées telles des gavottes
frémissent doucement dans la froideur d'hiver
avant que le vent ne t'emporte....
A vous la parole !