Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 13:44

Ca peut paraître incongru de trouver ici sur ce blog un texte sur Mickaël Jackson. Pourtant, mue par une curiosité saine, j’ai regardé en filigrane l’hommage rendu ; Avec une  nausée lourde, de plus en plus prégnante au regard des choses vues et entendues

Cette grand messe de mauvais goût, orchestrée autour de limousines et d’un clan impeccablement déguisé, sorte de mens in black sophistiqués arborant ostensiblement l’emblématique gant unique du frère, est une farce détestable.

Une mythification au premier sens du terme, auquel le public naïf répond avec sa sensiblerie et son goût du grand spectacle, sans analyse ni discrimination.


Cela sonne faux, insupportablement, le comble étant atteint avec ce cercueil ridicule doré à l'or fin et coûtant ue fortune, dérisoire façon de rendre un culte à un mort qu'on aura exploité et détruit sans scrupules.

Je n’aimerais décidément jamais cette société qui révère ses morts après les avoir enterrés vivants !

Par Phédrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 18:36
Par Phédrienne - Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /2009 07:32

Ca naît et ça murit doucement

Une graine, petite, à peine, un mouvement,

Des mots…

Levés comme une récolte d’orage,

Ramages diserts étendus dans le silence….

 

Ca vit en moi, ça palpite et parfois

Comme des fleurs gisantes

Ça ne parle pas,

Je les porte en moi en fardeaux invisibles

Et ma bouche alors

En paysage clos

Dessine cette barrière sans mots

 

Une image, un geste

Suspendu, en latence,

Quelque chose qui attend toujours,

Une sentinelle perdue dans un désert immense

Et qui guette le jour et qui porte la nuit

Où le silence est un habit

De brume et de soie mouillée

Où se nichent les songes oubliés…..

Par Phédrienne - Publié dans : Poésies
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Samedi 11 juillet 2009 6 11 /07 /2009 10:41
Elle avait un petit air rieur, espiègle, cet éclat d’enfance dans les yeux. Avec son gobelet de café vide dans la main, elle avançait entre les allées pendant que sa grande sœur, ou cousine, chantait d’une voix aigrelette un chant nostalgique aux accents de l’est. Je notais au passage sa tenue soignée, ses cheveux peignés et retenus par une barrette, ses chaussures impeccables….au final, les regards mauvais qui s’attardaient sur sa figure y fustigeaient davantage son ethnie que sa personne d’enfant, que personne ne semblait voir.
Pourtant, elle avait en avançant une grâce de petit rat de ballet, son pied glissant pointé en avant jusqu’à la rangée suivante pendant qu’elle se tenait droite, sa nuque brune tendue, petit elfe sauvageon, drôle et grave. Je me disais qu’elle avait pour mendier une dignité incroyable. Nulle trace d’abdication chez cet être minuscule, le voyait-elle comme un jeu ?
Dans l’espace restreint du métro, la voix montait perçante et intrusive. Impossible de faire semblant de ne pas entendre, de ne pas être là et pourtant. La chaleur moite et épaisse augmentait l’agacement palpable des voyageurs empressés à descendre aux stations, à fuir l’image dérangeante de ces fillettes venues d’ailleurs et jetées là par une main adulte et dure. Où les attendait-on pour leur extorquer les quelques pièces récoltées là, je ne le sais…..mais j’avais le cœur serré à ce spectacle ancré dans l’histoire de l’humanité. En me disant qu’à côté des graffitis, cette misère ordinaire n’avait cessé de se montrer d’être palpable ,encore qu’elle ait dans notre pays une allure policée et proprette comparée aux ailleurs que nous ne voulons pas voir…et que nous acceptons si bien…

Par Phédrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /2009 19:01






Et tout à coup, on se sent nu,

Une présence, une absence, un air perdu,

Et le temps s’égare, s’oublie et se délite

Comme une chanson qui murmure au fil du vent…..

Je pense à lui, je pense, et mes mots fuient

Ma bouche bégayante tremble et sourit

De cette valse lente qui chavire ma tête

Qui chavire mes sens et me tempête,

Ca n’existe pas, mais moi je le crie

Cette vision vivante de la vie

Ces chemins parcourus dans le même pas

Et moi qui  repars dans les rues,

Avec ce ciel d’or et de brume dans mes yeux,

Et dans mes cheveux fous, la caresse de soie

L’empreinte de sa main qui effeuille mes jours,

Cette envie insouciante que ce soit un toujours

Et que pour une fois, pour une fois

Le temps s’arrête et se suspende

A mon cœur têtu……………….

Par Phédrienne - Publié dans : Odes à lui...
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 14:38


Un souffle d’air passe dans les champs, et soudain, je respire. Chemin de campagne anonyme, bordé de ronces et de mûres, qui invitent à des agapes buissonnières. Un paysage intemporel, éternel cliché de senteurs chaudes, épaisses comme les futaies des arbres qui bordent la rivière. C’est ici, cela pourrait être ailleurs, dans n’importe quel endroit que traverse une nationale déserte, juste un peu rongée de caravanes qui viennent de loin. Pas un site grandiose, des lignes graphiques de meules posées en pente douce dans la blondeur. Des vols en  piqués de tariers affamés et cette valse amoureuse et dense de papillons flammés et tigrés.

Fleurs des champs éclatantes d’une beauté oubliée, dont le mauve et le blanc tachètent les talus. Odeurs éclatantes d’enfance, de poches maculées de fruits écrasés, de biscuits émiettés dont on cherchera la trace du bout des ongles. Envie de jeter les chaussures, de glisser pieds nus sur les pierres noires et moussues qui font chanter l’eau, de se jeter à flot de cascade, d’éclabousser et de rire.

Le sentier noir qui mène là, humide, boueux, obscurci de branches entrelacées garde le mystère des bois d’autrefois. Comme un petit air de conte qui vous oblige à ouvrir les yeux, à chercher à ras de terre les escargots et les limaces, à  regarder scintiller sur des feuilles minuscules les perlettes d’argent d’une toile d’araignée. Un instant de grâce….

Par Phédrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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