Penché sur la côté,

Avec ce regard doux qui étincelle,

Il me donne son profil d’enfant,

Ce petit nez en l’air

Virgule accrochant,

Un monde encore amène,

Un monde, qui se rit encore ,

De tout et de rien.

Que j’aime sa longue silhouette

Brindille fine et souple,

Pataude et élégante,

Où une grâce féminine ,

Repousse encore au loin

Des traits plus virils… !


Cette frontière invisible

Où il se tient,

Entre deux mondes distincts,

Refusant de choisir,

Et restant sur ce fil,

Où le petit enfant,

Encore un instant, se retient….

Publié dans : Poésies
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Je n’aime pas les Dimanche, vous le savez déjà. Et bien, je n’aime pas les vacances non plus. Je déteste ça !  Ces plages de repos obligées formatées et contingentées, où tout le monde migre comme un seul troupeau vers les  mêmes destinations pour faire les mêmes choses.  Manger trop, bronzer, s’obliger à admirer des panoramas préfabriqués, côtoyer sur des plages des viandes colorées trop proches, bruyantes, s’astreindre à respirer dans un périmètre cloitré. Où pire, s’infliger des vacances à la sauce familiale où l’on remplace son supérieur hiérarchique par des strates de pouvoir larvées sur fond de rancunes de clochers. Brrr !!!!

Je vous rassure, j’ai de jolis souvenirs de châteaux de sable, de cris d’enfants joyeux poussés au milieu des vagues, de nuits étoilées…..et je ne fais pas partie des gens haineux et aigris réfugiés sur le sommet de leur colline. Je ne passerais pas non plus ce temps là ficelée à ma colonne comme un anachorète vicieux, non !

Mais je déteste être prisonnière de ces temps imposés, où le quidam qui ne souhaite pas faire partie de cette vague uniforme, préférant des aires de liberté, un impromptu, du temps en décalé, se voit obligé de muser quand même, se heurtant sans cesse à des répondeurs, à des boutiques closes, à des lieux fermés ! Et si je veux travailler, moi, quand ça me chante ? Et si je veux créer, imaginer, quand il fait beau, chaud ? Et si pour moi les vacances c’est une liberté absolue, celle de pouvoir faire ce que je veux quand je veux ? Vivre à 100 % tout le temps, pourquoi pas ?

Alors , non décidément, je n’aime pas les vacances, na !


Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Publié dans : L'anti oeil du photographe
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J’aimerais bien que le ciel explose ! Revers de mes états intimes, les nuées s’amoncèlent, forment des amas compacts, d’un violet gris à la Van Gogh, s’électrisent. Court dans nos maisons une moiteur tropicale qui couvre d’un fin linge de sueur la peau, moirée et érotisée sans regard.

L’air est immobile, figé, une ambiance de jungle avant l’arrivée imminente du prédateur. Cette sensation suffocante qu’il va enfin arriver quelque chose, que ça va se dénouer, et il ne se passe rien !

Dans mon petit cerveau, la connectivité s’affole. Des ondes courtes filent, illuminent en flash des envies subtiles ou fulgurantes, font jaillir des idées, des faims multiples…..auquel mon corps languide répond avec une lenteur molle, une flasticité éprouvante, comme s’il manquait un ressort essentiel.

J’aimerais pouvoir crever d’un ongle majeur, d’une longue épée affutée ces panses remplies d’orages….prendre d’un coup la fraicheur implosive d’une pluie majestueuse, éclaboussant et noyant dans des glougloutements féroces ma chaleur, ma surchauffe interne et externe.

J’aimerais courir sur le faîte du ciel à longues enjambées élastiques plutôt que ressentir cette pesanteur lourde, cet enracinement du corps à une fatigue artificielle plombée de chaleur !

Alors j’attends ! Et guette du coin de l’œil le premier éclatement de tonnerre, la première zébrure d’éclair qui viendra trancher dans ce ventre écrasant, déchainer les roulements de tambour et délivrera du coup ma propre tempête intérieure !

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Je vous embête depuis des mois avec des états d’âme inutiles

Je vous mets dans les mains ces fracas, ces cris de mon esprit vibratile. Ce que je suis, ce que j’attends, ce que je voudrais laisser en empreinte, juste une silhouette de moi….Ce narcissime un peu primaire, cette envie là, de dessiner d’un mot, d’un rien, pour un instant ce chemin, cette éphémère caresse de mon âme vers vous, l’ombre d’un baiser griffé au bout de mes doigts…

Je sais, c’est sans doute inutile, qui ça intéresse et pourtant, c’est long ce parcours incroyable qui va à la pêche de soi, se sentir, se connaître, s’avouer ce qu’on est, ce qu’on n’aime pas, se connaître et enfin s’accepter un peu, du bout de son …..moi !

Je sais, se mettre ainsi à nu, à cru, c’est indécent et pourtant, moi j’aurais aimé dans ma vie de petite fille, croiser au moins une fois un être vrai ! Un grand qui sache ne pas mentir, qui sache pleurer sans se cacher, qui sache crier quand il a mal et ne vous dise pas, tais toi, il ne faut pas ! Un grand qui m’ait donné au moins une fois l’envie de grandir, de devenir….alors, si je pouvais au moins être ça, quelqu’un qui donne cette envie là, majeure pour moi…..donner sa vie au fil des temps, assumer ses désirs, donner le sens de tout cela, ce qui peut éveiller, tendre, faire résonnance, donner la beauté aussi de cela, ce combat lent, parfois immobile, la vie à fleur de cœur et de mains, sa vie…..le courage d’être … simplement cela....

Bien à vous…………… 

Phèdre

Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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