C’est exactement là, que j’habite

Sur cet arpent de terre un peu chaud,

Un peu friable et dangereux,

Comme la pente d’un volcan

Qui ne s’éteint pas….


Une terre d’Andalousie

Où le soleil abrase à pleine peau,

Où la passion corrode et avive

Un monde à part, une île


C’est exactement là que je vais,

Sur ces chemins de vérité abrupts,

Là où rien ne se triche, ne se vend,

Alors que m’importent des mots,

Des regards posés,

Et les idées d’autrui et tous les préjugés,

Moi, je sais qui je suis, et je sais ce que j’aime

Tant de temps à le chercher,

Tant de temps à comprendre et à clamer,

Dans la tourmente folle des pourquoi insensés,


C’est exactement là que j’habite,

La terre où gisent mes désirs,

Le parcours du corps inventé

Au frisson du cœur qui implore,

Et l’inaccessible essence

Du plaisir des attentes……

En mouvance….

Publié dans : Poésies
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Quand par sa main je touche aux voiles du ciel,

Me répond l’esprit en écho,

Sa caresse tendue comme un éclat de miel,

Douce, suave, orageuse, fait renaitre ma peau.

Les poètes jadis en leurs cours d’amour,

Ont chanté mille fois ces complaintes d’atours,

Femme parmi les femmes, je veux écrire aussi,

Par mes frissons ardents, cette foison des corps,

Ce déchirement doux qui transporte aux aurores,

Cette osmose délivrante qui inonde les corps…

Je ne tremble de rien, j’ai la fierté de jouir,

De n’être que pour lui délivrée de mes peurs,

Dans ce palais d’azur transparent de désirs,

Je suis nue et fragile comme se donne une fleur…

 

 

 

 



Publié dans : Odes à lui...
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Je ne sais pas si ça vous arrive, mais moi, je suis en pleine crise photographique ! Etant passée sans m’en rendre compte du stade innocent, enthousiaste et joyeux de l’apprentie shootant à l’émotion pleine, au ressenti, au feeling, à celui bien plus embêtant d’essayer péniblement de conjuguer créativité, esthétisme et technique. Or chez moi, cela n’est pas conséquences !!!  Cela me rappelle une période d’écriture pénible où, pour des besoins éditoriaux, je m’étais efforcée de revoir ma copie, trop longue et trop riche m’avait-on dit, pour les recalibrer aux normes en vigueur. Le résultat avait été piteux, avec pour moi une envie de poser le stylo, de ne plus rien faire.

La photo m’amène de nouveau sur cette problématique d’une façon bien plus complexe, puisque l’outil est là, incontournable, prolongement de l’œil et de l’esprit, avec sa sophistication et ses limites, là où un vieux crayon mâchonné ou un stylo baveur n’entravent rien. Ne maitrisant pas tout et loin s’en faut des techniques avancées (je pense avoir quand même compris le BA BA), je me sens un peu prisonnière et très limitée dans mes élans. Les clichés sont en deçà de ce que mon œil voit et perçoit, de ce que l’esprit cherche à restituer, à donner en émotions, en fulgurances de couleurs, et l’audace qui était la mienne cède le pas à une forme de  désenchantement qui me fait peur !!!!

Tout est question d’équilibre me dires-vous avec sagacité, en vous étonnant sans doute de ce  curieux dilemme dont une pirouette intellectuelle devrait me permettre de sortir allègrement. J’en suis d’accord, mais ne possède pas les clefs  qui pourraient déclencher automatiquement ce processus sage. Je doute donc et je tâtonne,   avec un malaise permanent qui me rend lourde et bloque ma créativité pour le moment  !!! Période instable, mais qui veut peut-être dire qu’à mon insu, je suis tout simplement en train d’apprendre, une croissance qui, comme toutes les autres, se fait par petits bonds et soubresauts, et non de façon linéaire, donc, non sans quelques accrocs !!!!  

Publié dans : L'anti oeil du photographe
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Voilée de son charme discret,

Petite hallebarde timide,

Avec son léger toupet,

De cheveux mauves comme un bonbon,

Elle est le témoin discret

Et muet de mes dérives….

Larmes tombées comme des perles

Sur les rives blondes des blés,

Mer moutonnée de rouge et vert

Prairie d’été où je me perds,

A la recherche d’un graal

Toujours si loin et désiré

Mais peut-être

Faut-il juste

Savoir regarder……..

Publié dans : Poésies
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Dans les chemins d’ocre et de terre

Je voudrais marquer mes pas,

Tracer ainsi une lisière,

Et tu suivrais cette voie,

Ce chant intime des aurores,

Qui appellent aux départs,

Et le cri des déserts d’or…..

 

La ligne dure des montagnes




Mangée de brume et de mystère,



Et cette lente tombée des soirs

Sur le lit mouillé de la terre…..

 

Ecoute, le chant frais et pur de l’eau

Qui cascade des rizières,

Et comme lui répondent en écho

Des chants inconnus et diserts….

 

La terre est blonde comme une fille

A faire rêver les yeux ouverts,

Qui attend qu’on la déshabille,

Pour en dévoiler les mystères…

 

Et moi les songes sur le dos,

Et la faim chevillée au corps,

Je voudrais fouler ces ilots,

Et découvrir tous ces trésors….

Publié dans : Poésies
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