Mercredi 26 décembre 2007
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10:45
Je cache ce bouton dur et doux
à la pointe frottée de soie
le liseré rose de mes joues
ma chair ocrée et en émoi
Touche-moi, viens me prendre à coeur
mon parfum est suave et mes pétales dociles
ouvriront sous tes doigts les parfums de l'orient....
Goûte-moi cueille -moi
mon coeur incandescent
donnera à ta bouche un gout de piment fou
le miel et l'amande aux pafums si doux
le frisson de ma soie descendant sur ta peau
et la rosée giclant comme des perles pures
petite pluie d'amour à tes ardeurs, naissant.....
Par phedrienne
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Jeudi 27 décembre 2007
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Madone -Edvard Munch
Je te voudrais père de mon âme,
je voudrais enfanter de toi
des mondes multiformes et magiques,
fleurs ondoyantes et regards byzantins
voiles d'azur dansant sur mes reins,
musique rouge des mots,
incantations de ta bouche
sur mes seins...
Je te voudrais planète mère,
océan vagabond des rêves,
je voudrais chevaucher les flammes
de ton esprit guerrier,ouvert,
et m'aiguiser à ton essence,
me sucrer à ta douceur,
déguster toutes les saveurs....
Tu es le il de mon je,
l'esprit ductil où je me perds,
l'odorante couleur de la terre,
l'arbre sous lequel je couche,
alanguie mes désirs farouches,
le blanc, de mes nuits enfiévrées,
la nuit de mes jours énivrés,
Et je bois au creux de ta paume
l'eau douce de l'amour consenti
et je cueille à fleur de tes lèvres
la tendresse des enfances endormies,
la vie et la mort enlacées
me sont deux soeurs complices,
l'amour a goût d'éternité......
Par phedrienne
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Jeudi 27 décembre 2007
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19:55
Tu es l'arbre a l'ombre duquel je veux poser
mes amarres de bateau sauvage, mes cris d'animal effarouché
je veux me nourrir a ta sève, a la force de ta ramure
poser ma bouche sur ton tronc,
lisser mes mains à ton écorce
si tu veux de moi encore,
avec ces yeux mouillants où l'écume se mêle
à l'or de tes yeux, à l'aune de ton âme belle
si tu veux coucher sur mon corps frêle
l'ombre portée de tes branches
que je m'adosse à ta tutelle
que je te fasse douce allégeance
je suis à toi
mariée à tes racines nues
comme l'orchidée et le chêne...............
Par phedrienne
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Vendredi 28 décembre 2007
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08:27
On croit toujours que la vie évolue de façon linéaire. Que par des glissements logiques, des rouages huilés, elle avance, fait son petit
bonhomme de chemin, en ronronnant; Et on prend tout ce qui nous arrive d'incongru, d'abrupt, d'imprevu comme une agression, un inconcevable accident; Pourtant comme le dit si bien Boris Cyrulnik
dans ses ouvrages, il y a des merveilleux malheurs; des accidents de parcours, maladie, souffrance, mais aussi rupture soudaine d'un équilibre, bouleversement issu d'une rencontre avec un
être, un livre, un univers different, qui vous font entrer dans une dimension autre de la vie;
Je ne crois pas au bien fondé de la souffrance, avoir mal est une horreur en soi,Je ne crois pas qu'il faille y chercher non plus de metaphysique; Simplement, savoir ce qui s'opère en vous quand
cette chose passe dans votre vie; ce qu'elle revèle et grandit car l'être humain se construit aussi comme ça: en jetant l'inutile, l'accessoire, en brisant des liens qu'il pensait
indestructibles et qui deviennent au fil des ans des chaines de forçat.
Par bons et soubresauts cabrés autant que par progression continue et forcenée. Finalement, c'est fou ce que l'homme est inadaptable à ce qui fait la plus grande richesse de la vie, sa capacité
vertigineuse à ménager des surprises et des rebondissements, sa scénarisation improbable et imparfaite, son insécurité permanente et sa fragilité, pourtant garantes toutes deux de richesses
et d'incessantes évolutions; Bien sur l'imprévu, l'inconnu renversent et bousculent, et il est des émotions cruciales et profondes dont on ne se remet pas , des pertes irréparables et
pourtant tout peut faire sens. Et quel feu dans tout cela, quelle lumière aussi parfois quand on sait s'abandonner , accepter l'inconnu qui traverse là, le langage autre, quelle beauté aussi
quel renversement de miroir!
Ma revolution a moi a eu plusieurs visages, celui de livres rencontrés dans ma vie comme des amis et dont certaines phrases ont marqué mon esprit et l'ont libéré d'un carcan très lourd, ma
naissance à la vie en tant que mère, puis la rencontre d'un être unique, rare et precieux a ma vie, et qui ne cesse de me reveler à moi-même autant qu'il se revèle à lui...cadeau
étrange et renversant d'une vie qui me "mouvemente" et m'assiege autant qu'elle me seduit....
Par phedrienne
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Samedi 29 décembre 2007
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08:03
Je suis une racine qui cherche sa terre, un élement volatile et léger
un bateau sans rivages, mon coeur est une amarre
que l'on peine à tenir dans une main ramassée,
je suis un guerrier fou, chevalier d'autrefois
qui cherchait son graal dans le coeur de sa foi
et préférait mourir sur des terres d'exil
qu'abandonner son rêve aux réalités pauvres
je suis l'oiseau fou qui chante au soleil
pour oublier les nuits et leurs lourds tourments
je suis le sein si doux et le corps brûlant
qu'on presse sur la terre pour sanctifier la vie
je suis le livre qu'on écrit avec son sang
je suis la route vers les Indes
le marcheur de tous les déserts
le rêve qui crie dans ta tête et pourtant
je suis aussi la fleur sans eau
aux pétales de mélancolie
le feu qui lèche les lisières
des forêts d'espoir anéantis
ma passion s'arrête aux frontières
de tes refus et de tes lois
le temps est un talon d'airain
qui écrase les chimères
je suis la tempête qui échappe à ses lois
je suis une racine qui cherche sa terre
je tends vers toi ses lignes crues
mon coeur est une amarre lègère
que je veux mettre dans ton poing nu....
Par phedrienne
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Samedi 29 décembre 2007
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20:28
Depuis que je suis enfant j'ai dévoré les livres avec une faim toujours là, j'y cherchais les clefs d'un monde autre pavoisé aux couleurs d'une vie
meilleure que celle que j'avais autour de moi. J'y cherchais la douceur interdite et aussi la compréhension de la cruauté dont j'étais entourée; tant il est vrai que les enfants ne se
construisent pas avec la douleur d'être rejeté; c'est une disgrâce dont ils ne se remettent pas. J'ai cherché pendant des années sans rien trouver d'autre que la beauté intrinsèque des mots, leur
pouvoir incantatoire,et une foule de connaissances inutiles, même si elles ont mis de la musique dans mon coeur.
La vie ne m'a rien appris, j'ai donné sans savoir ce que je donnais ni ce que j'étais, comme beaucoup d'autres!
La seule chose essentielle ne s'y trouvait pas. on ne me l'avait pas apprise . Elle avait un tout petit nom que j'ai mis très longtemps à faire mien: le courage Et que je donne à mes
enfants aujourd'hui :
le courage de dire non
le courage de dire oui
d'être et de se donner soi surtout quand on est refusé
de donner sa main a celui qui ne la tend pas
de la reprendre a celui qui veut la garder
de se regarder et de ne pas aimer son reflet
de se regarder et d'adorer ce qu'on voit
de se battre
d'abdiquer
de changer
le courage de vivre meme quand on ne l'a plus
le courage de ne pas avoir envie
et par-dessus tout
le courage d'aimer
Contre le principe de réalité, les philosophes et les poètes sont sur ce sujet main dans la main, c'est pour cela qu'on les a si souvent voué saux gémonies. Car c'est par là que s'exprime
pour l'être humain au sens nietzschéen du terme, ce qui est sa plus belle parure, la puissance d'exister.....celle de sculpter sa vie avec son coeur et son vouloir....coomme les mains des
artistes font jaillir une oeuvre.....
Par phedrienne
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Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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