Lundi 24 décembre 2007
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08:37
La beauté descend nue sur ce fil de cristal
petite larme gelée habillant doucement
les frêles feuilles des roses
qui s'essaient à garder leurs suaves couleurs
matin d'hiver frais et bleu
où la lumière irise sur les arbres endormis
un beau manteau de gel craquant comme un bonbon...............
Par phedrienne
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Mardi 25 décembre 2007
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09:14
Il a la grâce douce des enfants éperdus
que la vie a touchés de son empreinte grise,
et qui ont pour toujours l'âme amarrée aux ports
des illusions perdues et des rêves défaits.
Poutant sur ses épaules que les ans ont couchées,
il porte son courage et ses jours dévastés,
et sur beau visage au regard farouche,
il donne son sourire comme un espoir tremblé.
Je le sais fort et nu comme une mer sauvage
qui s'essaie à rouler sur les pointes de sable
ses vagues en lames majeures pour essuyer les nuits.
Je le sais fou et tendre comme une flamme dense
qui réchauffe à son coeur la femme de sa vie,
et lui donne l'empreinte de ses rêves insoumis,
sa révolte grondante, sa fragilité forte.
Son âme chante et crie à tous les vents sonores,
et je prends dans mes mains comme une offrande d'or,
son coeur trempé et beau comme un cristal pur......
Par phedrienne
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Mardi 25 décembre 2007
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14:24
Elle a sous ses lunettes rondes un regard comme un soleil perdu. Sous ses cheveux jamais peignés, ses mèches blondes, un visage pâle et fin aux lèvres
appuyées. Sa taille si mince marquée de la ceinture noire de la robe longue qu'elle ne quitte jamais semble une tige flexible, fragile, cassable à deux mains. Les hommes aiment y poser leurs doigts
épais et rudes et faire ployer cette silhouette méprisante et longiligne, ce corps qui leur est absent et ne s'émeut jamais. Elle qui ne ressemble à personne, et peuple les rues de son pas dansant
et rapide, frôlant à peine les pavés, fuyant droit devant elle, et ne regardant rien, inconsciente des regards qu'elle lève à son passage incongru, fleur citadine et sulfureuse, Lolita d'un autre
temps qui ne sait regarder qu'en plein coeur.
Elle court, vole dans les rues des heures durant, un vieux Zarathoustra annoté et écorné dans une main, s'assoie parfois à même un trottoir quand une flaque de lumière attire son regard, un arbre
couchant ses branches fatiguées sur une berge chevelue, un éclat de ciel perçant comme une agate, une musique échappée d'un immeuble anonyme et qui transperce son coeur..
Elle fuit, les mots qu'elle ne veut pas entendre, les doigts qui se sont posés sur sa peau froide et douce car nul ne lui a appris é se défendre, les paroles rauques murmurées à son oreille
innocente et qui lui resteront a jamais un langage étranger.
Qui est-elle, elle que l'on peut déshabiller de tout, à qui on peut tout prendre sans qu'elle murmure ni ne prie, aussi vierge de mots qu'une statue de marbre et pourtant si vivante. Ses yeux
d'ébène brillent comme des feux brûlants et attachent à ses pas des loups rôdeurs, des poètes maraudeurs, des hommes aux semelles de vent, de doux enfants perdus comme elle, qu'elle
abrite d'un sourire, d'un geste doux de la main sur une joue, sans s'attarder ni prendre. Elle qui reste les mains vides, qui ne sait pas se remplir, qui ne sait que donner ce qu'elle a et ce
qu'elle ne sait pas avoir......elle regarde autour delle les humains qui s'agitent, les jeux de séduction, les attrape coeur, une quotidienneté volatile et futile qui ne lui appartient
pas. Et ne sera jamais sienne.
Elle se sait désarmée, juste habillée de ses mots, parures sensuelles et fragiles, ouvragées comme des dentelles blanches, dont elle se pare et s'entoure, et qui fusent et dessinent auour d'elle un
monde mulitcolore, complexe, incomprehensible et bigarré.... auquel s'accrochent quelques mains avides, quelques regards subjugués et surpris; Mais souvent elle fait peur.................comme
une fleur exotique et bizarre dont on craint les pétales trempés d'encre de chine.
Qu'est ce que t''es belle! On le lui dit parfois, et alors son regrd est celui d'une enfant qui ne comprend rien. mais jamais on n'essaie de savoir ce qu'elle veut, ce qu'elle sent, elle est
un jouet brillant qu'on tente d'attraper, un animal sauvage,étrange, rare, inapprivoisable et que l'on voudrait bien dompter. ou casser s'il se cabre...
Elle s'en fout!!!! Elle sait qu'elle sera à jamais nue de tout cela, cette comédie ample, laide, sans goût, elle qui cherche le piment et la saveur âcre et drue de la vie partout, et qui
quête sans retour un autre monde, un autre sens. Elle sait qu'elle sera abusée et trahie, violentée dans son âme autant que dans son corps, seule à jamais dans son univers rouge et noir,
dense chantant et violent comme une terre d'espoir.
Elle marche, dans sa tête une musique forte déroule ses arpèges et elle avance, balançant ses hanches étroites, comme un cri, comme une danse. Elle ne voit ni n'entends les bruits autour
d'elle, ni ce regard masculin qui la poursuit, ce regard d'homme gourmand et tenté et qui dit plus qu'une parole même,: qu'est- ce qu'elle est belle!
Il ne sait pas qu'elle fuit...............
Mercredi 26 décembre 2007
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07:17
Quand, dans la nuit, je m'abandonne à d'obscures mains de désir
que les rêves m'apportent comme pour me punir,
où est-il?
Naufragé d'une vie volontaire et absoute, vers quels rivages autres
emporte-t'il ses pas,
dans quels bras liants ouble - t'il ma loi?
Moi, je le crie!
J'ai dessiné pour lui mille châteaux de rêves
j'ai caressé sa peau de mille sortilèges,
et je suis libre!
J'ai délivré mes bras de toutes allégeances,
j'ai libéré ma voix de toutes les souffrances
pour lui confier mon chant le plus intime,
le vit-il?
Je crois en la douceur d'un amour infini,
qui n 'a d'autre saveur que l'odeur de ses nuits,
quand je ferme ma bouche sur ses silences nus,
le sait-il?
Et je crierai son nom pour affirmer ma foi
en un amour unique dessiné à ma voix,
en appelant mon autre dans le creux de mes bras,
où est-il?
Par phedrienne
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Mercredi 26 décembre 2007
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/2007
08:15
Couleur feu, je m'habille dès le matin venu,
je me cuis à mes flammes les plus vives,
je me dore à mon âme retournée sur le grill,
je m'amuse de ma couleur si crue
.
Autour de moi ,c'est blanc et c'est bleu
un petit froid sec givre les âmes,
les regards se font durs
et les sourires se glacent,
Je n'en ai cure!
Couleur feu, je cours, gesticule et folâtre,
je réchauffe à ma voix les statues suspendues,
je m'incendie le coeur, j'artifice mes pas,
et je danse ma vie de braises défendues.
J'ai l'âme flamenco et le coeur espagnol,
et j'allume à sa flamme mon désir lamento,
pour brûler à ces mains posée là sur ma peau,
à chaque mot d'amour, incendie crescendo!
Couleur feu, je m'habille dès le matin venu
je me cuis à mes flammes les plus vives,
je me dore à mon âme retournée sur le vif
je m'amuse de ma couleur si..................nue!!!!
Par phedrienne
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Mercredi 26 décembre 2007
3
26
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10:45
Je cache ce bouton dur et doux
à la pointe frottée de soie
le liseré rose de mes joues
ma chair ocrée et en émoi
Touche-moi, viens me prendre à coeur
mon parfum est suave et mes pétales dociles
ouvriront sous tes doigts les parfums de l'orient....
Goûte-moi cueille -moi
mon coeur incandescent
donnera à ta bouche un gout de piment fou
le miel et l'amande aux pafums si doux
le frisson de ma soie descendant sur ta peau
et la rosée giclant comme des perles pures
petite pluie d'amour à tes ardeurs, naissant.....
Par phedrienne
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Jeudi 27 décembre 2007
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00:00
Madone -Edvard Munch
Je te voudrais père de mon âme,
je voudrais enfanter de toi
des mondes multiformes et magiques,
fleurs ondoyantes et regards byzantins
voiles d'azur dansant sur mes reins,
musique rouge des mots,
incantations de ta bouche
sur mes seins...
Je te voudrais planète mère,
océan vagabond des rêves,
je voudrais chevaucher les flammes
de ton esprit guerrier,ouvert,
et m'aiguiser à ton essence,
me sucrer à ta douceur,
déguster toutes les saveurs....
Tu es le il de mon je,
l'esprit ductil où je me perds,
l'odorante couleur de la terre,
l'arbre sous lequel je couche,
alanguie mes désirs farouches,
le blanc, de mes nuits enfiévrées,
la nuit de mes jours énivrés,
Et je bois au creux de ta paume
l'eau douce de l'amour consenti
et je cueille à fleur de tes lèvres
la tendresse des enfances endormies,
la vie et la mort enlacées
me sont deux soeurs complices,
l'amour a goût d'éternité......
Par phedrienne
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Jeudi 27 décembre 2007
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19:55
Tu es l'arbre a l'ombre duquel je veux poser
mes amarres de bateau sauvage, mes cris d'animal effarouché
je veux me nourrir a ta sève, a la force de ta ramure
poser ma bouche sur ton tronc,
lisser mes mains à ton écorce
si tu veux de moi encore,
avec ces yeux mouillants où l'écume se mêle
à l'or de tes yeux, à l'aune de ton âme belle
si tu veux coucher sur mon corps frêle
l'ombre portée de tes branches
que je m'adosse à ta tutelle
que je te fasse douce allégeance
je suis à toi
mariée à tes racines nues
comme l'orchidée et le chêne...............
Par phedrienne
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Vendredi 28 décembre 2007
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08:27
On croit toujours que la vie évolue de façon linéaire. Que par des glissements logiques, des rouages huilés, elle avance, fait son petit
bonhomme de chemin, en ronronnant; Et on prend tout ce qui nous arrive d'incongru, d'abrupt, d'imprevu comme une agression, un inconcevable accident; Pourtant comme le dit si bien Boris Cyrulnik
dans ses ouvrages, il y a des merveilleux malheurs; des accidents de parcours, maladie, souffrance, mais aussi rupture soudaine d'un équilibre, bouleversement issu d'une rencontre avec un
être, un livre, un univers different, qui vous font entrer dans une dimension autre de la vie;
Je ne crois pas au bien fondé de la souffrance, avoir mal est une horreur en soi,Je ne crois pas qu'il faille y chercher non plus de metaphysique; Simplement, savoir ce qui s'opère en vous quand
cette chose passe dans votre vie; ce qu'elle revèle et grandit car l'être humain se construit aussi comme ça: en jetant l'inutile, l'accessoire, en brisant des liens qu'il pensait
indestructibles et qui deviennent au fil des ans des chaines de forçat.
Par bons et soubresauts cabrés autant que par progression continue et forcenée. Finalement, c'est fou ce que l'homme est inadaptable à ce qui fait la plus grande richesse de la vie, sa capacité
vertigineuse à ménager des surprises et des rebondissements, sa scénarisation improbable et imparfaite, son insécurité permanente et sa fragilité, pourtant garantes toutes deux de richesses
et d'incessantes évolutions; Bien sur l'imprévu, l'inconnu renversent et bousculent, et il est des émotions cruciales et profondes dont on ne se remet pas , des pertes irréparables et
pourtant tout peut faire sens. Et quel feu dans tout cela, quelle lumière aussi parfois quand on sait s'abandonner , accepter l'inconnu qui traverse là, le langage autre, quelle beauté aussi
quel renversement de miroir!
Ma revolution a moi a eu plusieurs visages, celui de livres rencontrés dans ma vie comme des amis et dont certaines phrases ont marqué mon esprit et l'ont libéré d'un carcan très lourd, ma
naissance à la vie en tant que mère, puis la rencontre d'un être unique, rare et precieux a ma vie, et qui ne cesse de me reveler à moi-même autant qu'il se revèle à lui...cadeau
étrange et renversant d'une vie qui me "mouvemente" et m'assiege autant qu'elle me seduit....
Samedi 29 décembre 2007
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Je suis une racine qui cherche sa terre, un élement volatile et léger
un bateau sans rivages, mon coeur est une amarre
que l'on peine à tenir dans une main ramassée,
je suis un guerrier fou, chevalier d'autrefois
qui cherchait son graal dans le coeur de sa foi
et préférait mourir sur des terres d'exil
qu'abandonner son rêve aux réalités pauvres
je suis l'oiseau fou qui chante au soleil
pour oublier les nuits et leurs lourds tourments
je suis le sein si doux et le corps brûlant
qu'on presse sur la terre pour sanctifier la vie
je suis le livre qu'on écrit avec son sang
je suis la route vers les Indes
le marcheur de tous les déserts
le rêve qui crie dans ta tête et pourtant
je suis aussi la fleur sans eau
aux pétales de mélancolie
le feu qui lèche les lisières
des forêts d'espoir anéantis
ma passion s'arrête aux frontières
de tes refus et de tes lois
le temps est un talon d'airain
qui écrase les chimères
je suis la tempête qui échappe à ses lois
je suis une racine qui cherche sa terre
je tends vers toi ses lignes crues
mon coeur est une amarre lègère
que je veux mettre dans ton poing nu....
Par phedrienne
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