Dimanche 23 décembre 2007
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Je voudrais être nue sur un banc de sable doux, comme une pierre lavée par la mer.
Et j'en appelerais au vent, qu'il prenne figure d'homme, se fasse démon fripon, et promesse félonne, et m'emporte dans une tourmente de caresses,
une violence de chair douce, une splendeur érotisée pour oublier ces temps mauvais.................et faire taire ma colère dans l'amour
Over
Comme un cri jeté sur tous les silences, ma voix dans l'amour souffletant à jamais les douleurs et les replis.
La terre est dure et bleue comme ma colère, je suis en rage de vie, solitaire et farouche comme une vierge noire, dressée debout avec ce coeur brulé brulant entre les mains
Je veux la chaleur du désir, la soie des mots et le velours de l'âme.....
Je veux ce qui ne dit plus son nom!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Overdosée de vie!
Par phedrienne
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Lundi 24 décembre 2007
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08:37
La beauté descend nue sur ce fil de cristal
petite larme gelée habillant doucement
les frêles feuilles des roses
qui s'essaient à garder leurs suaves couleurs
matin d'hiver frais et bleu
où la lumière irise sur les arbres endormis
un beau manteau de gel craquant comme un bonbon...............
Par phedrienne
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Mardi 25 décembre 2007
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09:14
Il a la grâce douce des enfants éperdus
que la vie a touchés de son empreinte grise,
et qui ont pour toujours l'âme amarrée aux ports
des illusions perdues et des rêves défaits.
Poutant sur ses épaules que les ans ont couchées,
il porte son courage et ses jours dévastés,
et sur beau visage au regard farouche,
il donne son sourire comme un espoir tremblé.
Je le sais fort et nu comme une mer sauvage
qui s'essaie à rouler sur les pointes de sable
ses vagues en lames majeures pour essuyer les nuits.
Je le sais fou et tendre comme une flamme dense
qui réchauffe à son coeur la femme de sa vie,
et lui donne l'empreinte de ses rêves insoumis,
sa révolte grondante, sa fragilité forte.
Son âme chante et crie à tous les vents sonores,
et je prends dans mes mains comme une offrande d'or,
son coeur trempé et beau comme un cristal pur......
Par phedrienne
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Publié dans : Odes à lui...
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Mardi 25 décembre 2007
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/2007
14:24
Elle a sous ses lunettes rondes un regard comme un soleil perdu. Sous ses cheveux jamais peignés, ses mèches blondes, un visage pâle et fin aux lèvres
appuyées. Sa taille si mince marquée de la ceinture noire de la robe longue qu'elle ne quitte jamais semble une tige flexible, fragile, cassable à deux mains. Les hommes aiment y poser leurs doigts
épais et rudes et faire ployer cette silhouette méprisante et longiligne, ce corps qui leur est absent et ne s'émeut jamais. Elle qui ne ressemble à personne, et peuple les rues de son pas dansant
et rapide, frôlant à peine les pavés, fuyant droit devant elle, et ne regardant rien, inconsciente des regards qu'elle lève à son passage incongru, fleur citadine et sulfureuse, Lolita d'un autre
temps qui ne sait regarder qu'en plein coeur.
Elle court, vole dans les rues des heures durant, un vieux Zarathoustra annoté et écorné dans une main, s'assoie parfois à même un trottoir quand une flaque de lumière attire son regard, un arbre
couchant ses branches fatiguées sur une berge chevelue, un éclat de ciel perçant comme une agate, une musique échappée d'un immeuble anonyme et qui transperce son coeur..
Elle fuit, les mots qu'elle ne veut pas entendre, les doigts qui se sont posés sur sa peau froide et douce car nul ne lui a appris é se défendre, les paroles rauques murmurées à son oreille
innocente et qui lui resteront a jamais un langage étranger.
Qui est-elle, elle que l'on peut déshabiller de tout, à qui on peut tout prendre sans qu'elle murmure ni ne prie, aussi vierge de mots qu'une statue de marbre et pourtant si vivante. Ses yeux
d'ébène brillent comme des feux brûlants et attachent à ses pas des loups rôdeurs, des poètes maraudeurs, des hommes aux semelles de vent, de doux enfants perdus comme elle, qu'elle
abrite d'un sourire, d'un geste doux de la main sur une joue, sans s'attarder ni prendre. Elle qui reste les mains vides, qui ne sait pas se remplir, qui ne sait que donner ce qu'elle a et ce
qu'elle ne sait pas avoir......elle regarde autour delle les humains qui s'agitent, les jeux de séduction, les attrape coeur, une quotidienneté volatile et futile qui ne lui appartient
pas. Et ne sera jamais sienne.
Elle se sait désarmée, juste habillée de ses mots, parures sensuelles et fragiles, ouvragées comme des dentelles blanches, dont elle se pare et s'entoure, et qui fusent et dessinent auour d'elle un
monde mulitcolore, complexe, incomprehensible et bigarré.... auquel s'accrochent quelques mains avides, quelques regards subjugués et surpris; Mais souvent elle fait peur.................comme
une fleur exotique et bizarre dont on craint les pétales trempés d'encre de chine.
Qu'est ce que t''es belle! On le lui dit parfois, et alors son regrd est celui d'une enfant qui ne comprend rien. mais jamais on n'essaie de savoir ce qu'elle veut, ce qu'elle sent, elle est
un jouet brillant qu'on tente d'attraper, un animal sauvage,étrange, rare, inapprivoisable et que l'on voudrait bien dompter. ou casser s'il se cabre...
Elle s'en fout!!!! Elle sait qu'elle sera à jamais nue de tout cela, cette comédie ample, laide, sans goût, elle qui cherche le piment et la saveur âcre et drue de la vie partout, et qui
quête sans retour un autre monde, un autre sens. Elle sait qu'elle sera abusée et trahie, violentée dans son âme autant que dans son corps, seule à jamais dans son univers rouge et noir,
dense chantant et violent comme une terre d'espoir.
Elle marche, dans sa tête une musique forte déroule ses arpèges et elle avance, balançant ses hanches étroites, comme un cri, comme une danse. Elle ne voit ni n'entends les bruits autour
d'elle, ni ce regard masculin qui la poursuit, ce regard d'homme gourmand et tenté et qui dit plus qu'une parole même,: qu'est- ce qu'elle est belle!
Il ne sait pas qu'elle fuit...............
Par phedrienne
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Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Mercredi 26 décembre 2007
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26
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07:17
Quand, dans la nuit, je m'abandonne à d'obscures mains de désir
que les rêves m'apportent comme pour me punir,
où est-il?
Naufragé d'une vie volontaire et absoute, vers quels rivages autres
emporte-t'il ses pas,
dans quels bras liants ouble - t'il ma loi?
Moi, je le crie!
J'ai dessiné pour lui mille châteaux de rêves
j'ai caressé sa peau de mille sortilèges,
et je suis libre!
J'ai délivré mes bras de toutes allégeances,
j'ai libéré ma voix de toutes les souffrances
pour lui confier mon chant le plus intime,
le vit-il?
Je crois en la douceur d'un amour infini,
qui n 'a d'autre saveur que l'odeur de ses nuits,
quand je ferme ma bouche sur ses silences nus,
le sait-il?
Et je crierai son nom pour affirmer ma foi
en un amour unique dessiné à ma voix,
en appelant mon autre dans le creux de mes bras,
où est-il?
Par phedrienne
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Mercredi 26 décembre 2007
3
26
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/2007
08:15
Couleur feu, je m'habille dès le matin venu,
je me cuis à mes flammes les plus vives,
je me dore à mon âme retournée sur le grill,
je m'amuse de ma couleur si crue
.
Autour de moi ,c'est blanc et c'est bleu
un petit froid sec givre les âmes,
les regards se font durs
et les sourires se glacent,
Je n'en ai cure!
Couleur feu, je cours, gesticule et folâtre,
je réchauffe à ma voix les statues suspendues,
je m'incendie le coeur, j'artifice mes pas,
et je danse ma vie de braises défendues.
J'ai l'âme flamenco et le coeur espagnol,
et j'allume à sa flamme mon désir lamento,
pour brûler à ces mains posée là sur ma peau,
à chaque mot d'amour, incendie crescendo!
Couleur feu, je m'habille dès le matin venu
je me cuis à mes flammes les plus vives,
je me dore à mon âme retournée sur le vif
je m'amuse de ma couleur si..................nue!!!!
Par phedrienne
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Publié dans : Poésies
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