Plume de sucre, plume de sel !

Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /2008 07:33

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Cette fois, je suis nue, non pas comme au jour de ma naissance, mais intellectuellement et moralement nue. Je regarde, au bout du voyage de la nuit accompli ces deux derniers jours, dans une fracture de l’âme et du corps, un éparpillement cellulaire, neuronal, moléculaire total, ces fragments de moi, mots et pensées, jonchant le sol comme les débris de la lampe que j’ai cassée dans mon salon.
Je regarde les coulées de brume qui glissent encore de mes yeux, qui clignent à la lumière. J’entends, comme si elle me parlait, la plainte diffuse de mon corps, ce refus soudain de tenir debout, de marcher, d’être au monde, ce gémissement ténu à chacun de mes gestes ; J’entends, mais n’écoute qu’à moitié ; Etonnée de retrouver cela, un langage du passé, cette rupture soudaine qui le casse en deux, le fait fléchir, ployer, tomber lentement hors du réel, en pâmoison.
Un peu dépitée de ce hiatus entre l’âme et le corps, de cet électrochoc nerveux qui laisse mon cerveau, mon intellect en ligne droite, comme un électroencéphalogramme plat.
Hébétée de m’être entendue dire que j’étais juvénile et lumineuse, souriante et gaie alors que je me sentais moi, compacte comme un caillou !
Je me dis que lorsque le premier hominidé a lentement pris conscience de son existence au monde, il a dû très brutalement se rendre compte de cela; Non pas de la fragilité et de la nudité d’un corps habité de besoins et de pulsions. Mais de la nudité aléatoire de l’esprit dans son échange au monde, et aux évènements , dans son rapport à l’autre. Quand, d’une rencontre avec un autre hominidé parlant un idiome différent, il s’est heurté au pire de l’humanité : le langage non compris, inintelligible, le sens qui ne passe pas, qui est perçu comme une hostilité, une atteinte à soi, un danger. Ainsi en sont-ils sans doute venus aux mains, faute de se comprendre.
Je me dis que je ne me suis jamais battue moi ; Laissant le temps apporter sa tempérance et sa douceur, prenant en marchant au vent la faculté de  balayer de moi ce qui heurtait et faisait mal. Opposant à l’agresseur, à l’hostile, au trop gourmand, un sourire tranquille et des mots posés. Gardant ma peur au fond de moi.
Mais, aujourd’hui, je suis nue, osant à peine parler, penser, écrire. Posée dans une lassitude et un besoin de douceur tels qu’une lumière trop crue m’est une violence, un regard appuyé une animosité.
Nue et fragile à la vie, douce et gaie malgré tout.
Cramponnée par un tout petit fil à une vision colorée, une bulle légère dans un ciel bas, et que je ne veux pas voir éclater.
Décidée à opposer aux totems et aux tabous de la pensée, aux vérités impossibles à donner, la lumineuse certitude d’exister sans colère ni remords.
 

 

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /2008 06:45

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Un des pivots de ma vie, un de mes axes de construction dans une existence par ailleurs très mouvementée a toujours été le partage ; Enfant, à six ans j’ai découvert la lecture ; la joie de comprendre le sens de ces petits signes cabalistiques assemblés en ordre, et qui soudain m’ouvraient grand les portes de l’univers, me donnaient des clefs de compréhension fine, rassemblaient le chaos pour en faire de multiples images profondes et belles. J’ai découvert ensuite la joie de poser moi-même mes petites griffure sur le papier, de laisser couler ce flot de mots et de sens qui s’ordonne souvent tout seul. Je ne savais pas pourquoi je le faisais, quel était ce moteur pressant et impérieux qui me faisait chercher le moindre bout de papier, de façon très impulsive ; Mais je savais qu’il fallait que je le fasse, ma respiration intérieure, le feu de l’âme qui s’exprimait là ne pouvant souffrir un silence, ce silence !
Au fil des ans, mes mots se sont épurés, densifiés aussi. Parallèlement à l’écriture je découvrais combien les mots parlés, les échanges verbaux étaient fallacieux, superficiels, servant plus à instaurer un code de reconnaissance, un peu comme des chiens qui se flairent pour ne pas se mordre, que pour construire une relation à l’autre, le découvrir et l’accepter ; Moi, ce n’était pas mon crédo.
J’ai toujours été dans la mise en danger immédiate de moi. Choisissant de donner par des mots forts, entiers, totalement pensés et aussi investis de mon moi profond qu’il est possible de le faire, ce que je suis moi, y compris ce que je ne connais pas de moi-même et qui devient si intelligible aux autres. J’ai choisi aussi souvent de donner de ma vie les expériences extrêmes, désastreuses qui l’ont jalonnée,  non pour susciter un intérêt, une émotion malsaine, mais dans l’espoir d’en partager les fruits, d’éviter peut-être à d’autres ce que le silence et l’incompréhension de mes proches à mon égard, avaient pu détériorer et abimer chez l’enfant que j’étais et dont l’adulte que je suis devenue porte les stigmates. Sachant tellement qu’un seul mot posé à bon escient peut opérer des miracles, ouvrir chez l’autre ce puits de non dits qui peut enliser une âme, faire naitre un profond sourire quand on se sent enfin exister dans le regard et dans l’esprit de l’autre !
Sachant aussi , hélas, combien ces mots donnés en innocence, autant que faire se peut, peuvent détruire et casser lorsqu’ils sont pris hors de leur contexte ou chargés d’une intentionnalité, d’un soubassement qui n’est pas là.  Vivant au jour le jour, avec des tiers parfois totalement inconnus de moi, parfois très proches, l’incroyable bonheur de susciter, d’ouvrir, de provoquer un éveil, de sentir en résonnance à une réponse, à un écho de l’âme, se dilater et s’amplifier sa propre capacité à entendre,  à comprendre, à tolérer.  Comprenant intuitivement que celui qui a ne doit rien garder, que le savoir n’est qu’un échange, un don qui doit passer de main en main, s’enrichir et se parer de ce que les autres vont apporter d’eux- mêmes en se l’incorporant. Le partage comme un mode vie qui s’est si souvent retourné contre moi. Parce que l’on ne peut guère donner sans créer un pont affectif, une addiction à l’autre, celui qui en vous apportant vous donne aussi soudain une autre image de vous –même.  La transmission anodine n’existe pas. J’en fait l’expérience, belle et amère en même temps à chaque jour de ma vie.
Par ce biais pourtant, j’ai touché à l’essence d’une âme, ouverte et offerte à moi comme personne.   Et j’ai ouvert et donné la mienne aussi, ne pouvant être dans une absence d’altérité d’égal à égal ; montrant l’inmontrable, donnant ce qui ne doit pas être donné ; Allant dans le partage le plus ultime et le plus crû ; Et provoquant ainsi chez l’autre un recul, un effroi, une intolérable souffrance devant ce que je donnais de moi, et ce qu’il pensait me voir retirer et abimer en lui.
Aujourd’hui, je suis confrontée à cela, tout le sens de mon engagement intime dans ma relation à l’autre, mais aussi dans l’écrit et la parole est chamboulé, retourné, bousculé et torpillé.
Parfois, la main sur le stylo, le clavier, est ainsi prête à tout jeter, détruire, verrouiller. Parfois, je me sens prête à entrer dans le silence de l’âme pour ne plus faire mal.  Et à mourir, parce que pour moi ce ne serait plus vivre, c’est ainsi.
Et pourtant, je ne peux me résoudre à accepter de faire ce choix capital, à capituler devant la vie, à renoncer à ce risque majeur, qui aujourd’hui me fait si mal, de ne pas être compris,  de faire mal, ce qui est pour moi la pire blessure…je ne peux me résoudre à ne plus être dans le partage, ce pour quoi j’écris par les images et par les mots mon amour profond et mon respect des autres et de la vie………..
 
 
Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /2008 21:35

 

Lorsque j’étais enfant, j’ai trouvé un jour dans la bibliothèque de mes parents un vieux bouquin rouge fatigué, le troisième œil de T.Lobsang Rampa,  qui racontait la formation, l’initiation d’un jeune moine tibétain ; Vrai ou  faux, le récit m’a fascinée durablement, ancrant en moi pour très longtemps des images très fortes, la vision d’un coin de planète où la spiritualité, la conscience avaient toute leur place. Je ne sais pourquoi, mais moi qui suis athée proclamée et revendiquée, j’ai trouvé rassurante l’image de ces bonzes en prière, rejetant la violence, domptant leurs corps ; Pendant des années et même encore maintenant, je l’avoue, l’idée de pouvoir planer au-dessus de mon enveloppe  corporelle m’a semblé un séduisant voyage, malheureusement hors de ma portée !

Aujourd’hui, je regarde comme vous ces images choquantes, ces moines battus et jetés dans des camions par une soldatesque brutale ; Cette mise à sac d’un patrimoine multi millénaire, ancestral, pilier d’une sagesse et d’une vision du monde propres à enrichir la communauté humaine tout entière ; Et je me dis qu’il existe une tradition aussi vieille que l’homme, que l’histoire de nos sages et philosophes depuis les temps les plus anciens  raconte inlassablement, celle de la censure de la pensée libre et rebelle à toutes les formes de pouvoir autarcique. Depuis Socrate , ce saccage de l’esprit est une constante, sur laquelle nos esprits accoutumés à une certaine forme de liberté ne s’arrêtent plus avec autant d’indignation et de vigueur qu’il le faudrait ; Il serait temps pourtant que la communauté humaine  tout entière s’accroche  à ces sentinelles de l’âme que sont les penseurs partout dans le monde, et particulièrement dans ce lieu mythique, que l’on appelle et pas pour rien, le toit du monde.

 

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Dimanche 23 mars 2008 7 23 /03 /2008 07:07
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Le jour se lève, ouateux, mouillé, froid. Depuis trois nuits et pour la toute première fois de ma vie, je dors chimiquement, assommée par un petit cachet blanc,  absence de paradis artificiels ; absence aussi des cauchemars qui depuis des semaines habillent mes nuits de manteaux bizarres. C’est drôle le travail souterrain de la conscience, qui, lorsqu’on se force à l’ignorer, fait son chemin persuasif et curieux,  multipliant  les signes signifiants, les indices, avec obstination.

J’avoue ne pas savoir si son entêtement est salvateur ou destructeur pour moi, tant ce que je perçois et commence à comprendre lentement me déchire l’âme et déchiquette cette image d’un moi que j’ai toujours préféré pourtant flottant entre deux eaux, et par là même sujet à tous les apprentissages, qu’assis comme une idole sur un socle craquelé. Mais quand même ! Aujourd’hui, il ressemble davantage à un petit ectoplasme mou, puéril et fragile comme une chrysalide qu’il vaut mieux ne pas essayer de tenir entre ses doigts.

Ce qui est le plus ennuyeux et le plus lourd est que je n’ai nulle envie de re parcourir aujourd’hui  ce chemin introspectif, enfermant sur soi dans un narcissisme masochiste ; Il y a bien mieux à faire en ce bas monde que s’enrouler ainsi à l'intérieur de son propre nombril et de s’y noyer. Aussi ais-je pris la photo, les crayons et les mots pour dessiner depuis des années un paysage qui soit tout autre que mon propre reflet. Même s’ils se nourrissent de ma propre vie. Désirant transcender jusqu’à l’impossible cette terrible faim affective qui me taraude et est si lisible et criante en moi, mais aussi ce besoin de nourritures intellectuelles, spirituelles, sans lesquelles le temporel et le quotidien me sont aussi étouffants qu’un quart de pain sec. Dit comme cela, ça peut sans doute paraître ostentatoire et prétentieux, mais je m’en fous ; je ne sais comment exprimer autrement les choses, et sent trop au terrible abandon de mon corps qui, en ce moment s’essaie à s’échapper du réel ( je perds le sens du toucher, je m’abstraie malgré moi du matériel, n’entendant ni ne voyant plus), ou devient au cntraire d'une hyper sensibilité au toucher, au contact, jusqu'à l'intolérable, dans une somatisation extrême qui aurait fait un plaisir énorme à papa Freud, pour ne pas sentir l’urgence vitale de revenir sur des chemins créatifs et intelligents, où je puisse enfin échapper à mon terrible regard !

L’amusant est sans doute qu’au milieu de ce chaos intime, une petite partie de ce moi qui est resté juvénile et moqueur comme un lutin, regarde cette pauvre Phèdre empêtrée dans son intégrité amoureuse, sa terrifiante capacité à rêver et à enjoliver l’histoire, son incapacité à prendre les gens dans leur vraie dimension, et s’en moque gentiment !

C’est peut-être  au final ce que l’intelligence, même limitée fait de plus terrible aux gens comme moi ; Leur donner la faculté de voir sans myopie de l’âme ce qui n’est pas beau ou pas achevé, sans leur conférer  la possibilité de l’accepter en sagesse. A cause sans doute d’une volonté ferme et définitive chez moi de ne pas accepter ces laideurs de l’âme, refusées pied à pied dans ma vie depuis mes 8 ans !   A cause aussi de cette affreuse impuissance que je ressens aujourd’hui , parce que j’achoppe à cette vérité là, qui est qu’on ne peut donner ses yeux et son cerveau à autrui pour que les gens cheminent et progressent dans la connaissance de soi ; ce chemin intime, si douloureux ne peut être accompli que seul  et avec une volonté d’acier. Et moi, je suis comme un voyant (au demeurant aussi myope qu’une taupe) qui ne cesse pas de vouloir faire chausser ses lunettes, d'ailleurs pas forcément si bien adaptées  à des gens qui veulent ou ont besoin de rester aveugles et sourds !!!!  Là où il vaut mieux sans doute demeurer seul, patient,  et se contenter de tendre avec douceur de petits fils de sens auxquels on s’accroche ou pas…

Bref, le chemin de la sagesse reste très éloigné de mes pas, la domestication voulue de mes sens  et de ma sensibilité, aujourd’hui totalement débridés et sans limites est devenue une mission impossible et je m’encombre moi-même comme un paquet trop volumineux  et trop coloré pour qu’il n ‘attire pas l’attention ;

Tout cela pour dire au final que, si quelqu’un a dans son grenier une échelle pour me permettre de sortir de mon nombril, il sera donc très bienvenu !!!!

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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 07:12
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Ce mâle gorille, Je l’ai regardé derrière la vitre, longtemps, il y  a quelques mois ; Et son souvenir m’est revenu je ne sais pourquoi.

Son regard était sérieux  et triste, attentif et vigilant. Seul, assis sur un rocher, il veillait à sa tribu avec un air désenchanté. Les femelles sous sa coupe, les petits jouaient, mangeaient, batifolaient. Veillant pour respecter son pouvoir, à ne pas l’approcher à moins d’un mètre, traçant autour de lui un cercle respectueux, que, seul un jeune, son petit, osa passer pour provoquer un jeu.

A chaque nouvelle entrée de visiteur dans l’enclos, le mâle opposait immédiatement le barrage de ses gigantesques épaules et son dos argenté, si puissant, effrayant ; Marquant de nouveau son territoire et reprenant aussitôt sa surveillance incessante ; je me disais en le regardant que c’était un combat terrible et perdu d’avance ; Tôt ou tard, un autre mâle arrogant, et plus jeune  que lui viendrait le défier et prendre possession de ses femelles ; je me demandais en le regardant s’ il avait conscience de cela, que ce royaume préservé au prix de tant d ‘efforts quotidiens était une citadelle fragile, renversable au premier vent ; Que ce pouvoir etait aussi le gage d'une complète solitude! L’analogie avec les destinées humaines, renforcée par l’incroyable similitude des gestes, d’attitudes du corps, m’a alors frappée comme une évidence. Je me suis demandé si la différence ne gisait pas la, dans cette non prescience d’un destin quasi inévitable, alors que le petit d’homme lui, sait à l’avance sans vouloir le croire ni pouvoir le prendre que ce qu’il tient dans ses mains dure au mieux l'espace d’un rêve, ce qui en fait d’ailleurs toute la beauté. Et que le pouvoir acquis sur autrui est pour l'homme aussi une colline sur laquelle il règne seul. Heureux?

A part que beaucoup d’hommes sont sans doute beaucoup moins persévérants que ces singes ?

 

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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /2008 07:45

Il s’endormait le soir avec un rituel inconnu, le bout d’un vieux coussin chiffonné et doux roulé entre le pouce et l’index et glissé au creux de son oreille. Et quand il se réveillait la nuit, petit garçon fantasque agité de rêves durs et incroyables, je me glissais contre lui et demeurais immobile pendant des heures, attendant que les battements de son coeur se rythment au mien; Alors, le lendemain, il me cueillait des fleurs minuscules, de petites fleurs sans tige écrasées dans sa main, et je mettais ces bouquets  miniatures dans un petit verre d’eau pour qu’ils ne meurent pas trop vite; Il me disait que j’étais une maman soleil, que mes cheveux étaient comme de l’or, il y glissait ses mains très doucement, ne voulait pas que le ciseau du coiffeur y passe ; Alors je les ai laissés pousser pour lui…..

Il chantait en se lavant tous les matins, sa voix de cristal pur hante encore mes nuits, une aile de bonheur se levait chaque fois et moi j’arrêtais tout et je demeurais la, juste pour entendre sa petite voix….et dans mon gros livre rouge, ma pochette à trésors, je garde enfouis ses petits dessins doux, ces témoignages d’or à l’amour éternel, qu’on m’a arraché du cœur, et qui ne se guérit  plus……….

 

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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