Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

 

Mes mots pleurent et hurlent à la vie,

je ne veux pas faire souffrir,

J'ai dans le coeur un noeud d'ébène

qui doucement me fait mourir.

 

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

Je voudrais être le soleil,

une pluie de feux d'artifice,

un oiseau de sang et de neige

une douceur où tout revit.

 

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

Que dois-je faire alors,

où dois- je cacher et taire

ce que mon ame crie

d'amour et de desir?

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

Si, je n'ai pas le droit d'aimer

alors il faudra que je meurs

tu sais, je n'ai pas d'autre choix

je ne veux pas vivre la douleur....

 

 

Moi ....

 

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    

la-cabane-du-p--cheur.jpg



La cabane du pêcheur tangue au-dessus du vide, place Louis Pradel,

dans les nasses nul poisson ne rutile,

y a juste des lumières qui étincellent

et des étoiles qui clignotent sur les hautes façades fières

transformées en décor technicolor un soir d'hiver


Des passants lents passent et repassent,

ils sont là pour ça me direz-vous,

avec l'air de se demander

d'où vient le vent qui souffle de la mer,

et ces cris de mouettes qui dessinent

un nouvel air d'opéra....

 


Pourtant, en tendant l'oeil juste un peu,

on peut voir les pêcheurs d'Islande,

deviner à travers les embruns,

Jonas qui cherche sa baleine,

et aussi le bouquet lent

de jolies queues de sirènes


Il suffit d'y croire....


 

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
 


colette-et-son-canon.jpg








J'ai pris le métro tout à l'heure dans une rame bondée. J'avais l'oeil vague et le cheveu fou comme toujours; En face de moi un grand père regardait subrepticement mes genoux gainés de noir, l'atmosphère était lourde, les gens tassés avaient l'air d'avoir envie de mordre; Dans un coin, un monsieur rond, avec un bonnet de Schtroumpf sur la tête racontait sa vie en monologue lent à une jolie blonde qui le regardait en souriant. Je me suis dit que si elle avait été un homme, elle n'aurait pas écouté ainsi, sans se moquer, avec patience.
Mais est- ce que je sais ce qu'est être un homme?

Alors, je me suis dédoublée, je me suis vu, je dis bien vu, j'étais devenu un homme, assis en face de moi, en train de me regarder, moi et mon oeil noir sous les lunettes, la mèche rebelle sur le front, sans pouvoir me donner d'âge, sans pouvoir jauger si j'étais abordable ou non;

Est -ce que c'est ça être un homme? Est- ce qu'on se projette toujours ainsi dans ce rapport de quasi conquête, de drague implicite, de recherche de séduction et de soumission de l'autre? Est- ce que moi j'aurais su être un homme autrement, doux, chaleureux , respectueux de l'autre, juste audacieux pour une unique, et fermé à toutes les autres, est ce que j'aurais été predateur, gonflé de cette virilité que tant d'autres nous jettent entre les yeux, dans ces jambes outrageusement écartées sur des banquettes de train, est ce que j'aurais eu cette façon effrontée et gourmande de regarder les femmes?

Je ne le crois pas.... en tous cas, si j'étais un homme, j'aimerais être de  ces hommes rares, délicats et intimistes, poètes intériorisés et qui savent ce qu'est le vrai courage; pas celui de surplomber le monde de sa force et de ses mains prêtes à en découdre, ou à tout prendre, non,  juste un homme capable de savoir ne pas regarder, capable de se taire, apte au plus beau des courages, celui de savoir pleurer, dans l'émotion d'un sentiment.

Celui de savoir être vrai, nu et humble devant soi, devant les autres aussi parfois, mais peut-être n'est-ce qu'un rêve?

D'ailleurs femme improbable et différente, suis- je moi même capable de cela? Peut-être suis-je homme et femme à la fois.....en tout cas, quand j'ai réintégré mon « moi » brutalement sur la banquette, retrouvant mes jambes et mes bras, la sensation kynesthésique de mon corps, sur le siege en face de moi, c'était une femme qui me regardait comme ça, les yeux dévorant ma figure avec une étrange expression cupide  de voleuse de rêves..............

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Partager    

arum.jpg






Dans l'écrin d'ivoire, un petit épi dressé

met une note blonde incongrue

on dirait qu'il veut se plonger

dans le crémeux des pétales  lisses,

et s'immerger suavement

dans le parfum si entêtant

de ce coeur d'arum épanouissant

ses senteurs dans le coeur de l'été...

 

Par phedrienne - Publié dans : L'anti oeil du photographe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

froissage-doux.jpg



 

C'est comme un désir long doux et diffus,

à peine incarné, à peine dessiné dans une pensée confuse,

des voiles arachnéens dans une brise légère

cajolent doucement des pétales soyeux,

des fleurs cramoisies et leur coeur épanoui

couleur d'orange et d'or , et qui posent à peine

leur tête lourde en corolle en pose alanguie.

Dans un brouillard neigeux les belles endormies

appellent aux songes rouges d'opulence éphémère,

à la saveur d'un monde aux arômes divers,

à l'essence capiteuse d'un amour assouvi

et sont à la pensée qui, lentement, s'égare,

un vaisseau délicat aux voiles infinies.....

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : L'anti oeil du photographe
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

horizon-rouge.jpg

                                                                                          


 

Tu sais, mon coeur t'est a jamais donné.



Tu es venu dans ma nuit avec ton manteau d'encre et d'étoiles

et je ne savais pas que je t'attendais,

J'avais le coeur obscur, et la mort dans mon âme

solitaire et sauvage, tout mon être abdiquait.


En moi, tes mots chaman ont levé des orages

et semé dans mon être une pluie d'or si drue

dans mon corps en osmose, tu as mis une flamme,

et dans mon esprit fou, ton nom, en tatouage.


Toi,


Tu m'as donné la vie, tu as mis dans mes paumes

ton âme palpitante, ton coeur battant et pur,

ton courage a être, ta rage forte et crue,

ta colère et ta flamme qui m'ont mise à nue

 

Et moi,



J'ai vu tes mains si blanches redessiner la vie,

la marquant de ta griffe revendiquée et belle,

je t'ai vu naitre à l'art avec ton âme nue,

l'innocence d'un enfant à son premier eveil.


Nous


Je t'aime juste pour toi, ta beauté d'homme fort,

cette naissance de toi que tu m'offres encore

reflet de ma genèse dans tes yeux amoureux,

A chaque jour qui naît, moi je revis en toi....



Tu sais, mon coeur t'est a jamais donné.

 

 

 

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Odes à lui...
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés