Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 07:36

coeur-de-rhodo-4.jpg

 






Sous les pétales en délice

le calice se cache et se tait

on ne voit qu'un bouquet d étamines

dardées comme des petits doigts

petits organes sexués et fiers

au milieu d'un tapis de soie

dont le rose tigré evoque

une panthère végétale

cachant dans sa suavité

au coeur de ses voiles froissés

une féminité ardente....

 

Par phedrienne - Publié dans : L'oeil du photographe
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 13:52




Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

 

Mes mots pleurent et hurlent à la vie,

je ne veux pas faire souffrir,

J'ai dans le coeur un noeud d'ébène

qui doucement me fait mourir.

 

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

Je voudrais être le soleil,

une pluie de feux d'artifice,

un oiseau de sang et de neige

une douceur où tout revit.

 

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

Que dois-je faire alors,

où dois- je cacher et taire

ce que mon ame crie

d'amour et de desir?

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

Si, je n'ai pas le droit d'aimer

alors il faudra que je meurs

tu sais, je n'ai pas d'autre choix

je ne veux pas vivre la douleur....

 

 

Moi ....

 

 

Je veux vivre comme cette fleur

cachant son coeur battant d'espoir

au milieu de ses pétales rouges

incarnat de mon âme indomptée...

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Poésies
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 18:19

la-cabane-du-p--cheur.jpg



La cabane du pêcheur tangue au-dessus du vide, place Louis Pradel,

dans les nasses nul poisson ne rutile,

y a juste des lumières qui étincellent

et des étoiles qui clignotent sur les hautes façades fières

transformées en décor technicolor un soir d'hiver


Des passants lents passent et repassent,

ils sont là pour ça me direz-vous,

avec l'air de se demander

d'où vient le vent qui souffle de la mer,

et ces cris de mouettes qui dessinent

un nouvel air d'opéra....

 


Pourtant, en tendant l'oeil juste un peu,

on peut voir les pêcheurs d'Islande,

deviner à travers les embruns,

Jonas qui cherche sa baleine,

et aussi le bouquet lent

de jolies queues de sirènes


Il suffit d'y croire....


 

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 21:53
 


colette-et-son-canon.jpg








J'ai pris le métro tout à l'heure dans une rame bondée. J'avais l'oeil vague et le cheveu fou comme toujours; En face de moi un grand père regardait subrepticement mes genoux gainés de noir, l'atmosphère était lourde, les gens tassés avaient l'air d'avoir envie de mordre; Dans un coin, un monsieur rond, avec un bonnet de Schtroumpf sur la tête racontait sa vie en monologue lent à une jolie blonde qui le regardait en souriant. Je me suis dit que si elle avait été un homme, elle n'aurait pas écouté ainsi, sans se moquer, avec patience.
Mais est- ce que je sais ce qu'est être un homme?

Alors, je me suis dédoublée, je me suis vu, je dis bien vu, j'étais devenu un homme, assis en face de moi, en train de me regarder, moi et mon oeil noir sous les lunettes, la mèche rebelle sur le front, sans pouvoir me donner d'âge, sans pouvoir jauger si j'étais abordable ou non;

Est -ce que c'est ça être un homme? Est- ce qu'on se projette toujours ainsi dans ce rapport de quasi conquête, de drague implicite, de recherche de séduction et de soumission de l'autre? Est- ce que moi j'aurais su être un homme autrement, doux, chaleureux , respectueux de l'autre, juste audacieux pour une unique, et fermé à toutes les autres, est ce que j'aurais été predateur, gonflé de cette virilité que tant d'autres nous jettent entre les yeux, dans ces jambes outrageusement écartées sur des banquettes de train, est ce que j'aurais eu cette façon effrontée et gourmande de regarder les femmes?

Je ne le crois pas.... en tous cas, si j'étais un homme, j'aimerais être de  ces hommes rares, délicats et intimistes, poètes intériorisés et qui savent ce qu'est le vrai courage; pas celui de surplomber le monde de sa force et de ses mains prêtes à en découdre, ou à tout prendre, non,  juste un homme capable de savoir ne pas regarder, capable de se taire, apte au plus beau des courages, celui de savoir pleurer, dans l'émotion d'un sentiment.

Celui de savoir être vrai, nu et humble devant soi, devant les autres aussi parfois, mais peut-être n'est-ce qu'un rêve?

D'ailleurs femme improbable et différente, suis- je moi même capable de cela? Peut-être suis-je homme et femme à la fois.....en tout cas, quand j'ai réintégré mon « moi » brutalement sur la banquette, retrouvant mes jambes et mes bras, la sensation kynesthésique de mon corps, sur le siege en face de moi, c'était une femme qui me regardait comme ça, les yeux dévorant ma figure avec une étrange expression cupide  de voleuse de rêves..............

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 07:42

arum.jpg






Dans l'écrin d'ivoire, un petit épi dressé

met une note blonde incongrue

on dirait qu'il veut se plonger

dans le crémeux des pétales  lisses,

et s'immerger suavement

dans le parfum si entêtant

de ce coeur d'arum épanouissant

ses senteurs dans le coeur de l'été...

 

Par phedrienne - Publié dans : L'oeil du photographe
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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /2007 07:50

froissage-doux.jpg



 

C'est comme un désir long doux et diffus,

à peine incarné, à peine dessiné dans une pensée confuse,

des voiles arachnéens dans une brise légère

cajolent doucement des pétales soyeux,

des fleurs cramoisies et leur coeur épanoui

couleur d'orange et d'or , et qui posent à peine

leur tête lourde en corolle en pose alanguie.

Dans un brouillard neigeux les belles endormies

appellent aux songes rouges d'opulence éphémère,

à la saveur d'un monde aux arômes divers,

à l'essence capiteuse d'un amour assouvi

et sont à la pensée qui, lentement, s'égare,

un vaisseau délicat aux voiles infinies.....

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : L'oeil du photographe
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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /2007 07:46

horizon-rouge.jpg

                                                                                          


 

Tu sais, mon coeur t'est a jamais donné.



Tu es venu dans ma nuit avec ton manteau d'encre et d'étoiles

et je ne savais pas que je t'attendais,

J'avais le coeur obscur, et la mort dans mon âme

solitaire et sauvage, tout mon être abdiquait.


En moi, tes mots chaman ont levé des orages

et semé dans mon être une pluie d'or si drue

dans mon corps en osmose, tu as mis une flamme,

et dans mon esprit fou, ton nom, en tatouage.


Toi,


Tu m'as donné la vie, tu as mis dans mes paumes

ton âme palpitante, ton coeur battant et pur,

ton courage a être, ta rage forte et crue,

ta colère et ta flamme qui m'ont mise à nue

 

Et moi,



J'ai vu tes mains si blanches redessiner la vie,

la marquant de ta griffe revendiquée et belle,

je t'ai vu naitre à l'art avec ton âme nue,

l'innocence d'un enfant à son premier eveil.


Nous


Je t'aime juste pour toi, ta beauté d'homme fort,

cette naissance de toi que tu m'offres encore

reflet de ma genèse dans tes yeux amoureux,

A chaque jour qui naît, moi je revis en toi....



Tu sais, mon coeur t'est a jamais donné.

 

 

 

 

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Odes à lui...
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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /2007 20:49

mes-yeux.jpg

 



Depuis que je suis enfant, j'ai posé sur les êtres et les choses un regard décalé, incompréhensif et curieux; ce que l'on me disait beau ne me paraissait pas toujours tel! Ce que l'on me disait laid avait parfois du charme à mes yeux, tel assemblage de teintes jugé criard ou vulgaire était simplement un ravissement à mes yeux. Mais je me taisais! Gardant pour moi mes goûts intimes pour ne pas paraître bizarre.

Il fallait se conformer et apprendre, le calibrage de la beauté esthétique répondait à des canons intangibles, adoubés par des armées d'experts; Comme tout le monde, j'ai donc arpenté les couloirs parquetés du Louvre et tiré la lippe devant des maitres hollandais tristes à mourir, des montées en croix, des crucifixions sanglantes, des anges délavés, des madones insipides, des natures tellement mortes qu'elles vous retiraient le goût de la chair et des fruits.

J'ai contemplé d'un oeil torve la Joconde minuscule et son absence de vrai sourire et regretté l'absence de bras de la Vénus de Milo.

Pour découvrir soudain, avec un ruissellement de bonheur dans le coeur et une émotion sans pareille, tout à coup au détour d'un couloir La statue, Le tableau, parfois accroché juste dans un coin, posé comme par regret sur un socle reculé, et ça vous avait un modelé , des couleurs, une rotondité, une texture, un sens! Unique à mes yeux et à mon âme, comme si tout à coup, il y avait une correspondance mystérieuse entre moi et ces oeuvres juste celles là.

Puis, il y avait les trésors somptueux et simples du dehors, la nature dans son ensemble, tel dessin tourmenté d'un arbre corseté dans sa gaine d'écorce travaillée , tel regard humain frangé d'une soie humide, telle dentelure de pierre accrochée comme un rêve à un balcon décroché du ciel.

Habituée à garder le silence sur ces découvertes savoureuses, j'ai passé de longues années à ne communiquer mes élans à personne, ne pouvant accepter les refus, les quolibets, detestant que l'on ridiculise mes trésors! N'osant pas revendiquer ce qui ne touchait personne autour de moi!

 

Je n'ai pas éduqué mes sens, j'ai juste pris, picoré partout où il y avait à prendre, goûtant ce qui était nouveau avec curiosité, parfois avec recul, parce que la beauté ne se donne pas toujour s ans dans son immédiateté. Parfois, comme une femme peu sûre d'elle, elle se cache, se fait désirer un peu, n'osant pas retirer ses voiles; Alors, il faut savoir se poser, tendre l'oreille au son qui vous paraissait cacophonique et qui soudain déroule ses vagues harmoniques et vous enchante l'oreille.

 

Il faut savoir se mettre en réceptivité intense, ouvrir ses sens en toute simplicité et liberté, écouter ce que cela vous dit et fermer l'oreille aux chuchotements des voisins qui prétendent que c'est laid, puisque ça vous parle à vous, que ça vous crie, que ça vous interpelle!

 

Et alors, tout s'offre à vous................................l'art devient un monde intelligible, fluctuant, sensible, aux milles nuances variant à l'infini, jamais achevé, jamais figé sur un dogme, toujours évolutif et émouvant, éternellement réinventé par la magie de Votre regard.....

 

 

 

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /2007 07:43

                                                  

























                                                                                                       

 



Je suis entrée dans le miroir d'Alice avec de l'encre sur mes doigts

et dans mes poches de rêves quelques feuilles de papier froissé

je savais qu'en marchant dès l'aube sur les pas intracés des anges

on franchissait les portes de tous les invisibles.

 

J'ai laissé le vent de l'esprit souffler à travers mon corps

pour défaire de lui, comme de vilaines petites peaux ,

les scories d'un monde au quotidien fade ,

où tout se paie, même le prix des âmes, même l'eau,

 

J'ai tout donné au vent, je suis nue comme lui,

libre et seule comme l'air qui rugit des montagnes,

entre mes doigts mêlés les morceaux d'une vie,

veulent tracer pour moi une belle image unie,

 

mais...

 

Tout se délite et fuit, je suis comme un puzzle

un phénix fou qui jamais ne renaît,

mais se fait feu et flamme pour que son coeur s'envole,

et que rien ne soit figé à jamais.

 

Mes ailes palpitent et battent à tous les alizées

j'ai l'âme déchirante à toutes les émotions

c'est mon sang, c'est mon encre, ma fleur de raison

qui éclatent à mes mots leur sonorité forte,

 

Et nourrit la racine d'amour et de passion

qui, tel un fil d'or enserre mes chevilles,

et me retient au sol dans une pamoison

où lentement je reconnais mon vrai visage....

 

pour un instant d'amour, un éphèmère toujours......

 

 

 





NDA : Psychée ranimée par le baiser de l'amour-Antonio Canova (Musée du Louvres)

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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Samedi 15 décembre 2007 6 15 /12 /2007 15:18
 

Ils posaient doucement de leurs tout petits doigts quelques morceaux de sucre sur le bord d'une fenêtre.

Et un talisman magique saupoudré de paillettes, la silhouette fine d'un cerf ench intemporelle.jpg anté, fragile comme des cristaux de neige....dans une soucoupe mince comme une vaisselle de poupée, deux ou trois carottes maladroitement grattées.......

C'est ainsi qu'ils attendaient, le nez dans les nuages, qu'un personnage auquel ils ne pouvaient pas croire tout à fait illumine leurs rêves d'enfants.....

 

Avec eux à mes mains j'ai couru dans le sable, mouillé aux flaques d'eau les chaussures trop propres, sucé des cailloux ronds comme de petits bonbons et glané dans la terre d'inavouables trésors; Coquilles sèches et lisses, boutons de nacre et d'os, fragments de mosaique, tessons de verre attrapant la lumière, marrons couleur d'acajou....ils ne sauront jamais avec quels remords j'ai parfois vidé les poches de leur manteaus crevées et lacérées sous le poids des merveilles.....

 

Dans l'herbe trempée du matin, ensemble nous avons tendu l'oreille pour écouter sans bouger le langage des fées, et celui de la terre, la chanson des fleurs couchées par le vent, les chuchotements et la musique des arbres, le jazz syncopé de la pluie martelant en cuivres roux les tuiles de la maison....

 

Je sais ce parfum d'enfance, cette odeur aigrelette et sucrée qui n'a jamais quitté mes mains, et ce regard dans les chagrins qui ne disparaît jamais tout à fait du regard des hommes. Je sais cette voix de l'enfance, claironnante nue et crue, lumineuse comme un soleil, chavirante comme une tempête.

Je sais ce cordon invisible né du ventre et du coeur et qui même si loin continue de vibrer doucement comme une onde qui ne s'éteint jamais.

 

Je sais ce regard de l'enfance que l'on retrouve au coin des yeux malicieux et plissés des petits vieux parfois, je sais ces plaisirs là.................

 

C'est pourquoi jusqu'au bout, jetant mon manteau bas, j'irais courir pieds nus, attraper les comètes par le bout de la queue, voyager à califourchon sur les nuages bas, et rêver avec eux de délicieux  effrois........

Par phedrienne - Publié dans : Plume de sucre, plume de sel !
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