Je me pénètre de ton visage
Où lentement je me couche
Où, souvent, je pars en voyage,
Du pays de tes yeux
Aux rives de ta bouche
Je sais des sillons noirs
Des montagnes améthyste
Des prairies d'émeraude
Et des orchidées bleues
Cachés comme des offrandes
Offertes à un dieu
Da,ns le pli de ton cou
Les lignes de ton front
Les collines ombeuses
De tes joues, du menton
Où tremblent des fossettes
En virgules de chair
Je sais dans les vallées
De ton corps, repaire
De mes jeux insouciants
Immoraux et pervers
Trouver l'eau et le feu
Le soleil et la nuit
Les étoiles encloses
Des mondes infinis...
« Mais plus loin il aperçut un lilas tendant sur les nerfs de son bois printanier ses fleurs, légères comme une farine violette et qui pullulaient douces et nombreuses comme
les fines boucles d’une tête antique ». Jean Santeuil – De l’amour – Marcel Proust
A vous la parole !